The Good Book : le cinéma des sixties, de la Nouvelle Vague au western-spaghetti

Taschen édite « Films des années 60 », une rétrospective détaillée, année par année, des plus grandes œuvres cinématographiques d’une décennie à part dans l’histoire du grand écran.

Jürgen Müller, critique d’art et enseignant d’histoire de l’art à l’université de Dresde, publie chez Taschen Films des années 60. Un retour, en 752 pages de photos, affiches et textes explicatifs, sur le cinéma de 1961 à 1970. Chaque grand film y est décortiqué, en soulignant son influence sur le septième art.

Si Müller a décidé de s’attaquer aux sixties, c’est qu’elles constituent, selon les mots de Taschen, une « décennie de transition pour l’industrie du cinéma ».  La Nouvelle Vague de Godard, Truffaut et Rohmer en France, Fellini en Italie, les western-spaghetti, James Bond et Kubrick : tous les genres sont bousculés, du drame au péplum, du « blockbuster » à la science-fiction. Chez les femmes aussi, ça change. Deneuve, Hepburn, Fonda… moins de potiches, plus de têtes d’affiche.

Belmondo, Hoffman et Delon

Parmi les films sélectionnés par Jürgen Müller, on trouve, entre autres, Jules et Jim, de Truffaut, et West Side Story (1961), 8 ½ de Fellini, Lolita de Kubrick ou Le Jour le plus long (1962), Le Mépris de Godard, Les Oiseaux d’Hitchcock, Le Guépard (1963), Pour une poignée de dollars, Goldfinger (1964). Mais aussi, Pierrot Le Fou (1965), Belle de Jour (1966), La Planète des Singes (1967), Bullitt (1968), Easy Rider (1969) et Little Big Man (1970).

En tout, ce sont près de 100 films qui sont référencés dans Films des années 60. Un beau livre qui permet de se (re)plonger dans la décennie la plus ébouriffante de l’histoire du cinéma et nous fournit un catalogue très utile alors qu’on pourrait bien rester cloîtrés pendant plusieurs jours à feuilleter le Wall Street Journal au petit-déjeuner comme Steve McQueen dans L’Affaire Thomas Crown

Films des années 60, Jürgen Müller, 14 x 19,5 cm, 752 pages, 15 €, Taschen.