Joyn : la business-class du covoiturage imaginée par les designers de Layer

Benjamin Hubert, designer et fondateur du studio londonien Layer, a imaginé Joyn, un habitacle et une application, entre BlaBlaCar et Uber, pour accompagner la croissance de l’autopartage.

Layer, qui a récemment travaillé pour Airbus à la conception de sièges intelligents et connectés, récidive dans le secteur de la mobilité. Benjamin Hubert, le fondateur de ce studio de design londonien, vient de dévoiler sa vision du VTC autonome.

Joyn, le nom du projet, consiste en un habitacle tech et modulable. Il est composé de huit sièges, positionnés tête-bêche et séparés par une paroi amovible. Cela permet, au choix, de voyager avec des inconnus en préservant son intimité, ou, si l’on se débarrasse du « mur », bavarder avec son voisin en face à face. Gagnant-gagnant.

Les parois intérieures de cet habitacle imaginé sur une plateforme de Ford Galaxy sont couvertes d’écrans qui affichent des informations personnalisées à tous les passagers, des prochains arrêts au temps estimé jusqu’à la destination.

Concernant la conception des sièges, Hubert dit s’être inspiré de l’architecture d’intérieur. Mais les sièges ressemblent davantage à ceux que l’on retrouve dans les cabines premium des avions long-courriers. Ils sont tous équipés d’une tablette amovible et de ports pour charger son smartphone.

Joyn, l’Uber du futur… ou le futur d’Uber ?

Outre le design de l’habitacle, Layer propose la création d’une application Joyn. Cette dernière permettra d’appeler un véhicule autonome équipé de cette technologie, en entrant simplement le nombre de passagers et la destination. L’appli calcule alors, en fonction des véhicules disponibles et des trajets des passagers déjà présents à bord, l’itinéraire le plus adapté.

Les utilisateurs seront récompensés grâce à un système de points récoltés en fonction de leur impact écologique. Ainsi, plus il y a de passagers lors d’un trajet, plus il est eco-friendly, plus le rider glanera de points. Il pourra les utiliser dans des cafés et restaurants partenaires de Joyn.

Enfin, Hubert a pensé aux différentes utilisations de ces véhicules. Il imagine en effet pouvoir créer plusieurs modèles de voitures Joyn. Si elle doit déposer des voyageurs à l’aéroport, alors elle proposera moins de sièges, et plus de rangements. A l’inverse, si elle doit transporter des voyageurs de leurs logements au centre d’affaires où il travaille, Layer prévoit des véhicules plus grands, et plus de sièges.

Cette proposition de Layer n’est qu’un concept. Mais avec le développement de l’autopartage, des plateformes de VTC et, bientôt, des véhicules autonomes, l’idée de rendre ces trajets, plus sûrs, plus intimes et, selon Layer, plus « désirables », semble tombée à pic.

Reste à savoir qui voudra se lancer aux côtés du studio de design londonien… Un constructeur ? Uber ou Lyft ? Un nouvel acteur ? Ou Google, avec qui Layer a déjà collaboré ? Affaire à suivre !


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