Vasantha Yogananthan

Méditerranée : 3 activités à faire à Porquerolles

Située dans l'archipel des îles d'Or, Porquerolles a des airs de paradis. The Good life vous dévoile ses conseils pour un séjour réussi.

Un croissant tourné vers le continent, enserrant au plus creux de son arc une lagune aux eaux claires, un minuscule village et un port : voilà ce que Simenon découvrait dans les années 20, tombant fou amoureux de ces vallons enivrants et de ces barques de pêcheurs. Porquerolles, l’une des trois îles d’Or (avec Port-Cros et l’île du Levant), n’a pas tellement changé depuis cette époque bénie où Roger Martin du Gard, Gide, Tolstoï et Duras venaient y chercher l’inspiration. Ici, la vie est simple et la nature, intacte. Fumeurs s’abstenir, mais romantiques bienvenus. Pas la peine d’aller au bout du monde pour trouver le Paradis… à savourer tout de même après 19 h, quand le flot de touristes est reparti…


Se rendre à Porquerolles

L’été, des navettes relient l’île toutes les 30 min depuis le site de la tour Fondue, à l’extrémité de la presqu’île de Giens (10 min de l’aéroport de Hyères). Hors saison, le rythme ralentit. La traversée dure 15 min.

Office de tourisme du Var : visitvar.fr. Parc national de Port-Cros : portcros-parcnational.fr

La meilleure saison pour aller à Porquerolles

Il faudrait être un peu maso pour venir à Porquerolles à la haute saison. En juillet et en août, la file des voitures tentant de remonter la presqu’île de Giens vers l’embarcadère s’allonge sur des kilomètres, et les parkings affichent complet dès le début de la matinée. Sans compter que marcher ou faire du vélo sous un soleil de plomb et sur des sentiers encombrés n’offre qu’un charme écorné. Le charisme de l’île se déploie au printemps et à l’automne, lorsque la lumière s’adoucit et que les plages retrouvent leurs airs de Caraïbes. Chaque soir, lorsque les derniers bateaux navettes sont repartis vers le continent, le lieu retrouve sa quiétude insulaire.

La boutique Plein Soleil propose des pièces d’artisanat indonésien authentiques, quelques habits et bijoux bien choisis.
La boutique Plein Soleil propose des pièces d’artisanat indonésien authentiques, quelques habits et bijoux bien choisis. Vasantha Yogananthan

A voir à Porquerolles

François-Joseph Fournier, ouvrier belge devenu millionnaire dans les mines mexicaines, offrit en 1912, sur un coup de tête autant qu’un coup de foudre, cette île à sa jeune épouse. Il y tenta l’utopie d’une société parfaite, transformant l’île en un vaste jardin sur la mer où s’épanouissent vignobles, oliveraies et vergers. Le village se niche autour de la petite église qu’il fit construire en souvenir du Mexique. Elle veille sur la place sablonneuse où s’alignent les terrasses et s’affrontent les joueurs de boules.

A s’offrir

Porquerolles n’est pas l’île de Ré. On n’y vient pas spécialement pour le shopping et le dress-code cultive la simplicité. Quelques adresses cachées réservent pourtant de jolies surprises. Parmi lesquelles les tuniques simples et chic, les paréos légers et les accessoires glanés autour du monde par la charmante
Inès pour sa boutique Des Isles (5, rue du Phare). Autre invitation, un peu plus loin, avec les pièces d’artisanat indonésien authentiques, quelques habits et bijoux bien choisis chez Plein Soleil (résidence Le Pré des Palmiers), dont le propriétaire présente un air de famille avec le Delon du film éponyme.

Depuis son ouverture en 2018, cette galerie géante expose, sur plus de 2 000 m2, la collection d’art contemporain de la fondation Édouard Carmignac.
Depuis son ouverture en 2018, cette galerie géante expose, sur plus de 2 000 m2, la collection d’art contemporain de la fondation Édouard Carmignac. Vasantha Yogananthan

Pour un bain de culture

Un Poséidon monumental revisité par Miquel Barceló accueille les visiteurs de la Villa Carmignac. Enfouie dans son écrin naturel, elle pourrait presque passer inaperçue. Depuis son ouverture en 2018, cette galerie géante expose, sur plus de 2 000 m2, la collection d’art contemporain de la fondation Édouard Carmignac. L’homme d’affaires, qui a fait fortune dans les fonds d’investissement et est passionné par la création artistique, a donc pris le maquis. L’intention était de ne pas déranger le paysage préservé de cette île luxuriante de 300 habitants : pari réussi. Ce projet osé n’a pas modifié la nature sauvage de l’île.

fondationcarmignac.com


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