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Microsoft Flight Simulator 2020, le monde à portée de main

The Good Life a testé pour vous un simulateur de vol tellement réaliste, MS Flight Simulator 2020, qu’à l’heure d’écrire ces lignes on n’est pas encore sûrs d’être totalement revenus de notre tour du globe. Chronique d’une virée virtuelle sans jetlag… mais avec un réel amusement garanti à 200 % !

Enchanté, je suis Johan, et je dois vous avouer quelque chose : depuis septembre dernier, je ne me retiens absolument pas de voyager. Je me suis déjà rendu dans les îles Marquises, Salomon et du Cap Vert. J’ai admiré l’époustouflante beauté rouge du Bryce Canyon au coucher du soleil. J’ai aperçu des milliers de flamants roses en Patagonie, et j’ai suivi un troupeau d’éléphants en survolant le delta de l’Okavango, au Botswana. J’ai même pris un selfie aux sommets de l’Everest et de l’Uluru. Sans compter tous mes atterrissages dans les aéroports les plus emblématiques du monde : le splendide Changi, à Singapour, le fourmillant Haneda, à Tokyo, ou le minuscule Cristiano-Ronaldo, à Madère. Oui, tout cela en plein confinement, mais sans quarantaine ni test PCR. Et une empreinte écologique… inexistante. Le secret ? Il s’appelle MS Flight Simulator 2020, un outil pour PC qui anéantit les frontières entre envie et réalité.

Microsoft Flight Simulator 2020 le monde à portée de main - the good life

La bonne nouvelle, c’est que pour s’y essayer, nul besoin d’être un expert en jeux vidéo ou un geek incurable. Ni même d’avoir de notions en pilotage, tout est intuitif. Quel que soit votre âge, je vous invite donc à poursuivre votre lecture. Et à découvrir le remède parfait pour soulager votre claustrophobie (éventuellement) déclenchée par le Covid, assouvir votre puissant besoin de voyage et, surtout, vous envoler vers des cieux apaisants ou des décors de rêve avec les yeux grands ouverts…

Microsoft Flight Simulator 2020, plus vrai que nature

En 1982, lorsque j’ai testé la première version de MS Flight Simulator sur l’Apple II d’un ami, j’étais encore un gamin qui rêvait de devenir pilote. À la fois fasciné et dépassé par ce simulateur pourtant très rudimentaire, composé de quelques lignes et pixels qui dessinaient l’horizon, la piste et le cockpit de façon très simpliste. Un seul avion était alors proposé : un Cessna, qui pouvait uniquement décoller de quelques aéroports américains – Chicago, Seattle, Los Angeles et New York.

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On y apercevait virtuellement quelques gratte-ciel… avec beaucoup d’imagination. Une nouvelle version, chaque fois améliorée, sortait tous les deux ans. En très peu de temps, le programme est devenu l’un des jeux informatiques les plus populaires du monde. Et tellement bien conçu que les terroristes du 11‑Septembre l’utilisèrent comme outil d’entraînement (en plus de quelques heures de vol) pour aller percuter les tours jumelles…

Aujourd’hui, presque quarante ans et des dizaines de versions plus tard, le simulateur permet de monter à bord de quelque 35 appareils différents dans sa version Premium Deluxe. Des avions tellement détaillés que certains vrais pilotes s’entraînent avec MS Flight Simulator 2020. Cerise sur le cockpit : on peut également tester des avions de brousse, comme le Zlin Savage Cub, des engins à turbopropulseurs rapides, tel le Beechcraft King Air, ou encore des jets d’affaires sympathiques, comme le Cessna Citation.

Sans oublier l’impressionnant Boeing 787 Dreamliner de pointe, avec lequel il est possible de parcourir de longues distances intercontinentales à une altitude de croisière. Le tout sans les désagréments du décalage horaire.

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Nuages sans trucages

Le plus renversant ne se passe pas dans le cockpit, mais bien dans les nuages. Car le MS Flight Simulator charge ses images satellites de la Terre, ses données de vol et ses conditions météorologiques… en temps réel. Concrètement, cela signifie que s’il pleut aujourd’hui à Paris, c’est sous les gouttes que vous décollerez d’Orly. À travers les cumulus, vous apercevrez les appareils qui volent au moment où vous jouez. Et vous pourrez même survoler votre maison si celle-ci se trouve dans les environs et que le ciel est dégagé. Certes, toutes les habitations ne sont pas représentées dans les moindres détails, mais les développeurs ont fait un travail méticuleux.

Et ils ont passé des années à reconstruire avec une précision remarquable tous les endroits iconiques de notre planète. Ainsi, on peut « simplement » s’offrir des vols scéniques au-dessus du Grand Canyon, du mont Fuji, du Machu Picchu, de Paris, des glaciers islandais, de l’Ayers Rock australien, des plages somptueuses de Zanzibar… ou même de la citadelle de Lille !

En cours de vol, de nombreux détails sont à découvrir. Au-dessus du désert de Nazca, j’ai pu apercevoir les mystérieuses lignes de Nazca, ces étranges figures dessinées au sol qui intriguent les scientifiques depuis des décennies.

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J’ai observé le Sphinx et les pyramides à Gizeh, sur fond de coucher de soleil. J’ai admiré les girafes se prélassant autour d’un point d’eau durant un vol à travers les cieux de la réserve nationale du Masai Mara, au Kenya. Un jour, juste avant d’atterrir à Los Angeles, j’ai regardé les voitures défiler comme des petites fourmis sous mon train d’atterrissage. Puis, dans cet aéroport qui est l’un des plus fréquentés du globe, j’ai dû faire la queue pour rouler parmi les autres avions de simulation en provenance du monde entier.

Car le Flight Simulator s’apparente à une gigantesque communauté virtuelle. Quand on vole en temps réel, on croise à la fois les vols réguliers, mais aussi tous les « joueurs » qui se faufilent dans l’espace aérien partagé. Cela conduit parfois à ce que l’on appelle un « fly-in », soit un attroupement d’appareils. En octobre dernier, par exemple, je me suis retrouvé à tournoyer avec des dizaines d’autres pilotes dans l’œil de l’ouragan Zeta, qui frappait les côtes de Louisiane à plus de 200 km/h.

Lorsque le vent brisa les ailes de mon petit Cessna, je suis allé me servir un verre de vin, histoire de décompresser en douceur. Quelques minutes plus tard, je décollais d’une île des Caraïbes sous une météo bien plus relaxante…

Les vols « idylliques » sont clairement ceux qui épatent le plus.

Le générateur de météo qui reproduit le ciel en temps réel est un outil incroyable, qui rend l’expérience à la fois captivante et magique. D’ailleurs, le programme peut désormais être combiné avec un casque de réalité virtuelle (comme l’Oculus Rift) qui procure une authentique sensation de voler pouvant provoquer des haut-le-coeur et de véritables frissons lorsqu’on traverse un trou d’air.

Parmi les options intéressantes : des modules complémentaires pour les avions, le choix des compagnies aériennes (si vous choisissez Ryanair, par exemple, vous travaillerez selon un horaire fixe avec des conditions de travail plutôt tranquilles) ou des terrains d’aviation spécifiques. La communauté en ligne offre un éventail immense de possibilités, guidant les utilisateurs à travers un réseau de quelque 37 000 aéroports.

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Une sorte de grande tour de contrôle dans laquelle des bénévoles aident les novices à réussir leurs vols… tout en assurant la survie des passagers.

Certains qualifieront ce MS Flight Simulator 2020 de jeu vidéo, mais ce serait le dévaloriser.

Disons qu’il s’agit surtout d’une fabuleuse représentation virtuelle de notre vaste et belle planète, qui permet de se rendre aux quatre coins du monde sans jamais avoir à quitter son salon ou son bureau. Le tout en compagnie de milliers de pilotes amateurs qui, comme vous, peuvent parfois avoir des appréhensions en raison de leur manque de connaissances, mais peuvent se référer à de nombreux tutoriels afin de se jeter à l’eau (c’est une expression !) et de s’entraîner dans l’aéroport de leur choix.

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En ce qui me concerne, veuillez m’excuser, mais je dois absolument procéder à la check-list de décollage de mon appareil : cette nuit, je relie Amsterdam à Singapour à bord de mon Boeing 747‑800. Chers passagers, veuillez attacher vos ceintures et rabattre vos tablettes, merci !