Fabrice Rambert

Au Touquet, l’hôtel Barrière Le Westminster est de retour après ripolinage

L’Hôtel Barrière Le Westminster Le Touquet, construit dans les années folles et refuge de stars a rouvert ses portes après plusieurs mois de rénovation et fermeture pour raisons sanitaires.

Au printemps 2016, Barrière rachetait l’hôtel Westminster du Touquet, que le groupe avait vendu en 1972. Un retour à la maison pour ce joyau de la côte d’Opale, figure emblématique du style Art déco, inauguré en 1924 et imaginé par l’architecte Auguste Bluysen. Un mythe, fréquenté par Ian Fleming – Sean Connery y aurait contrat pour interpréter James Bond… – Serge Gainsbourg, Edith Piaf, Marlène Dietrich et une pelletée de princes, chefs d’Etat et écrivains, qui s’est offert un coup de jeune salutaire.

Fin 2019, le groupe Barrière entame les grandes manœuvres pour la rénovation du « West ». Les travaux, menés par l’architecte-décorateur Bruno Borrione – il a travaillé pour Philippe Starck et Ian Schrager – ont duré neuf mois. L’hôtel rouvre ses portes le 25 septembre 2020. Une joie de courte durée pour le groupe… Car le Westminster doit baisser le rideau en mars, la faute au virus. Début mai, on respire et le quatre-étoiles accueille de nouveau des clients… dans les chambres ! Pour les restaurants, le bar et le spa, il faudra attendre le 9 juin.

L’une des chambres du Westminster.
L’une des chambres du Westminster. Fabrice Rambert

Hôtel Barrière Le Westminster Le Touquet, esprit es-tu là ?

Alors, enfin, on peut profiter à 100 % de cette icône hotellière et architecturale, modernisée par Bruno Borrione. Pas là pour donner des coups de canif dans l’identité classique-chic du Westminster, l’architecte explique que « ce qui peut être restauré ou restitué l’est. Et quand le projet le permet, des interventions contemporaines se glissent dans cet écrin ».

C’est vrai dans Le Bar du West, pour lequel il a créé une grande fresque aux motifs géométriques, mais aussi dans les 104 chambres et suites, chacune baignant dans de doux camaïeux de bronze, gris, bleu, rouge, au choix. Le bois et quelques tapisseries sont toujours là, mais du végétal – en vrai ou imprimé – et des éléments plus « organiques », le cuir et le verre notamment, insufflent juste assez de modernité à l’ensemble pour qu’il conserve son authenticité sans tomber dans le « daté ».

La Table du West.
La Table du West. Fabrice Rambert

Au West, on vient aussi pour manger. Au Pavillon, étoilé depuis 13 ans, pour dévorer les fameux ris de veau du chef William Elliott, ou à La Table du West, un restaurant bistronomique avec cuisine ouverte et carte gourmande préparée avec des produits du Touquet et la région : steak tartare, œufs mimosa, sole meunière, mille-feuille. On laisse les graines et les jus detox à Paris.

De la table à la table… de massage

Après le dîner, direction le célébrissime Bar du West. Sur la terrasse, on s’offre un chocolat chaud ou un Oscar. Ce cocktail imaginé et baptisé par un habitué, on mise sur Oscar Wilde, mêle toujours l’eau de vie de framboise, les nectars de pêche et d’abricot et la liqueur de fraise des bois. Pour ceux qui veulent céder à la tentation de la nouveauté, un verre de 25.9, la date de réouverture du bar : Citron de Menton, fraise et Champagne.

Le Bar du West.
Le Bar du West. Fabrice Rambert

Enfin, après l’effort, le réconfort. Une tête dans la piscine intérieure, un passage au sauna ou hammam (ou les deux) et des papouilles aux huiles Nuxe dans le spa redécoré par Chantal Peyrat (Le Majestic, L’Hermitage…) avant d’enfiler son plus beau smoking pour jouer les Bond, James Bond, au casino – Barrière évidemment – voisin jusqu’au bout de la nuit. Si on a le droit de sortir, bien entendu…

La piscine intérieure.
La piscine intérieure. Fabrice Rambert

Hôtel Barrière Le Westminster, avenue du Verger, Le Touquet-Paris-Plage.
Tél. 03 21 05 48 48
www.hotelsbarriere.com


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