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Montre : GP 1966, la révolution chic de Girard-Perregaux

Gardienne de la haute horlogerie genevoise, Girard-Perregaux a toujours associé la tradition à l’innovation, avec des mouvements manufacturés d’une précision toujours plus accrue. Belle illustration de son savoir-faire avec cette collection intemporelle qui cache très bien son jeu.

1966, il était une fois la révolution. Sergio Leone n’a pas encore écrit la première ligne de son chef-d’oeuvre Il était une fois dans l’Ouest que déjà sent-on se diffuser dans l’air un parfum de rébellion. La première bouffée vient du poste de télévision, qui diffuse la voix calme et posée du général de Gaulle. Le président de la République, réélu il y a quelques mois, assoit « la volonté qu’a la France de disposer d’elle-même ». Souveraineté, lit-on en filigrane. Comme dans cette lettre du 7 mars 1966 adressée au 36e président des Etats-Unis, Lyndon B. Johnson, dans laquelle « l’homme du 18 juin » rompt officiellement les liens militaires qui l’unissent à l’OTAN. L’affront. Mais rien n’est trop ardu pour celui qui veut vivre libre.

Tiens, justement, Serge Gainsbourg se fait une place « sous le soleil exactement » et distribue ses swings, s’amusant, le temps d’un Comic Strip, tantôt avec Bardot, tantôt avec Birkin. Ah ! BB, une jolie chose qu’on touche avec les yeux. Sur grand écran, Vadim fait exulter son corps, ses seins, ses hanches… objets de fantasmes. Elle, s’en fout, s’en contrefout. Elle, ne cherche qu’à danser et chanter. Elle, le miroir d’une jeunesse qui rêve de s’arroser d’insouciance, de jouir sans entraves, de tout prendre par-dessus la jambe.

Les jolies gambettes des filles respirent sous les minijupes d’André Courrèges. Ah ! les jolies choses, encore ! Ça s’embrasse, ça se caresse et bien plus. Sexus, tiens ! Avec la complicité d’Henry Miller, la génération du baby-boom se fabrique des souvenirs charnels. Chaudes sont les nuits, surtout celles de François Truffaut et de son Fahrenheit 451. Au petit matin d’un jour de mai 1968, vilaines filles et mauvais garçons sautent dans leur pantalon, prêts à faire de folles enjambées boulevard Saint-Michel. La révolution sociale embrasse la libération sexuelle.

Swinging sixties ! L’effervescence se manifeste ailleurs, sous d’autres formes. Des révolutions de toute nature et à échelle variable, parfois contenues dans un écrin pas plus grand qu’une montre. Comme cette prouesse technique, le premier mouvement haute fréquence – 36 000 alternances par heure – élaboré en 1966 par la manufacture Girard-Perregaux. De l’horlogerie de haute précision incarnée aujourd’hui par la collection Girard-Perregaux 1966.

Girard-Perregaux 1966 infinity, boîtier de 40 mm x 8,9 mm en acier poli, cadran en onyx noir, mouvement mécanique à remontage automatique manufacture, bracelet en alligator, édition limitée à 188 pièces. 9 900 €.
Girard-Perregaux 1966 infinity, boîtier de 40 mm x 8,9 mm en acier poli, cadran en onyx noir, mouvement mécanique à remontage automatique manufacture, bracelet en alligator, édition limitée à 188 pièces. 9 900 €. DR

Très tôt, un pôle dédié à la R&D

Si la manufacture Girard-Perregaux s’est toujours maintenue à la pointe de la technologie, c’est que la maison genevoise n’a jamais cessé de placer l’innovation au cœur de ses processus. Dès les années 60, elle est l’une des rares manufactures horlogères à intégrer un pôle consacré à la recherche et au développement dans sa chaîne de fabrication. Un choix visionnaire et stratégique qui lui permet de rester dans la course aux brevets en produisant régulièrement de nouveaux calibres – comme le chronographe GP 7000, en 1987, les deux mouvements ultraplats GP 3000 et GP 3100, en 1994, ou encore le tourbillon biaxial, en 2008, qui permet de compenser les écarts de marche dus à la gravité terrestre.

Une recherche absolue de la mesure exacte du temps qui a fait la renommée de la maison. Déjà, en 1889, Constant Girard, le père de la manufacture, se distinguait avec son Tourbillon sous trois ponts d’or dissimulé dans la silhouette savonnette de La Esmeralda. Une pièce emblématique saluée d’une médaille d’or à l’Exposition universelle de Paris.

Au milieu du XXe siècle, c’est avec le premier mouvement haute fréquence que la maison genevoise signe une avancée sur ses rivaux. La particularité de ce calibre élaboré en 1966 par le pôle de R&D de la manufacture réside dans son balancier.

Ce dernier, avec ses 36 000 alternances par heure, assure une mesure du temps de haute précision. Un mouvement à la pointe de la technologie enchâssé dans une montre-bracelet classique : voilà la singularité de Girard-Perregaux. Et c’est dans cette lignée haute horlogerie que s’inscrit la collection Girard-Perregaux 1966, des montres mécaniques dotées de boîtiers ronds et ultrafins. Lancée en 2006, cette collection a connu de nombreuses variations, telle la trilogie Orion et son étincelante ceinture d’étoiles brillantes.

Dates clés

• 2006 : lancement de la collection Girard-Perregaux 1966.

• 2008 : 1966 Calendrier Complet en or gris.

• 2010 : 1966 Chronographe à roue à colonnes automatique et série limitée 1966 Calendrier Complet en palladium.

• 2012 : 1966 41 mm trois aiguilles.

• 2014 : 1966 Dual Time.

• 2019 : 1966 Earth to Sky Edition (limitée à 149 exemplaires) et 1966 Blue Moon.

• 2020 : trilogie 1966 Orion. Lancement des éditions limitées Infinity habillées d’onyx noir à l’occasion des Geneva Watch Days.


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