Moët-Hennessy accueille une nouvelle marque dans son portfolio : Eminente. Ce nouveau rhum cubain gourmand et complexe est imaginé par le maître rhumier César Martí.

Du rhum dans un verre en cristal, un glaçon, un cigare. Le remède contre le blues du confinement est tout trouvé. Concernant le choix du jus pour accompagner ces longues semaines à venir, The Good Life a jeté son dévolu sur Eminente. Cette nouvelle marque du groupe Moët-Hennessy a les armes pour se faire une place sur le marché concurrentiel du rhum cubain.

L’expérience commence dès la réception de la bouteille dont le relief imite la peau du crocodile, l’un des symboles de Cuba. On ouvre, on verse, et le nez de l’Eminente Reserva, robe sombre, nous offre des parfums de cacao, amande grillée et café. Aux lèvres, il se fait plus sucré, avec des notes de vanille et fruits secs, avant, sur le palais de nous offrir un cocktail poire-amande-chocolat.

Réconfortant, complexe, équilibré le Reserva est idéal en dégustation. Sa souplesse lui permet aussi d’être comme un poisson dans l’eau (de seltz) en cocktail. C’est l’une des spécificités des rhums du centre de Cuba. A l’est, le rhum est fort, sec, brutal, et il est servi en cocktail. A l’ouest, il est fruité, délicat, on le déguste seul. Au centre, à Villa Clara, d’où vient le rhum Eminente, il joue sur les deux tableaux : c’est mathématique (et géographique).

Eminente Reserva, 48 €, www.eminente.com
Eminente Reserva, 48 €, www.eminente.com DR

Ce rhum du centre de l’Île, c’est aussi celui le plus méconnu hors de Cuba. Un secret qui fait sa force, alors que le public est sans cesse à la recherche de nouveauté. Une belle trouvaille de Moët-Hennessy, qui s’est associé au maître rhumier César Martí, le plus jeune de l’histoire de Cuba, formé en seulement 9 ans après des études de chimie : un record.

5 questions à César Martí, Maestro Ronero d’Eminente :

The Good Life :  Comment est-ce que l’on devient maître rhumier ?
César Martí :
Mon grand-père et mes oncles, du côté de ma mère, travaillaient dans l’industrie sucrière où je les accompagnais quand j’étais enfant, on peut dire que c’est une industrie dans laquelle j’ai grandi ! C’est au cours de ma troisième année d’études supérieures que j’ai eu l’occasion de faire mon stage à la Ronera Central, la rhumerie où je travaille aujourd’hui. Après avoir travaillé pendant un an et demi à la distillerie sur des questions liées au vieillissement et à la fabrication du rhum, j’ai commencé à faire partie d’une équipe de futurs maîtres rhumiers cubains. Ensuite, un long processus d’apprentissage commence, à la fois scientifique, technologique et sensoriel. Il faut pouvoir identifier, rien qu’en regardant la couleur d’un liquide dans un verre, quel type de rhum est en train de vieillir, sans le sentir. C’est une formation qui peut durer très longtemps… Mais je l’ai terminée en 9 ans !

TGL : Quel est la nature de votre travail pour Eminente ?
C.M. :
En tant que maître rhumier j’élabore les assemblages du rhum Eminente. Mon métier consiste, dans un premier temps, à penser au rhum dans son ensemble pour lui donner une direction, comme on donne une tonalité à un morceau de musique. Ensuite, il faut lui donner vie en faisant des expériences. Il faut faire vieillir les rhums et les eaux-de-vie dans des fûts en chêne blanc de différentes origines, capacités et vies antérieures, puis mélanger plusieurs liquides jusqu’à trouver l’équilibre parfait et obtenir le profil organoleptique qui caractérise Eminente.

César Martí, Maestro Ronero d’Eminente.
César Martí, Maestro Ronero d’Eminente. DR

TGL : Justement, comment décririez-vous l’Eminente Reserva ?
C.M. :
Je souhaitais m’inspirer des rhums cubains du XIXe siècle, qui étaient composés de plus d’eaux de vie que de rhum léger. Il a l’esthétique d’un rhum cubain léger traditionnel et pourtant toute la complexité et la profondeur d’un rhum vieilli. En dégustation, il est dans un premier temps intense et délicat au nez puis en bouche il se révèle structuré, riche et ample.

« C’est l’un des secrets les mieux gardés de mon île… »

TGL : Quel a été le plus grand défi à relever lors de la conception de ce nouveau rhum ?
C.M. :
Il est difficile de s’inspirer d’eaux-de-vie qui n’existent plus à Cuba aujourd’hui. Bien sûr, nous avons la chance de jouir d’une transmission de savoir inouïe depuis des générations à propos du rhum de notre île et de son élaboration, mais je devais être certain d’avoir le plus d’informations correctes possible pour partir dans la bonne direction et rendre hommage à l’histoire de mon île, ne pas décevoir mes ancêtres et élargir la culture du rhum cubain à travers Eminente.

Eminente est originaire de la province de Villa Clara.
Eminente est originaire de la province de Villa Clara. DR

TGL : Comment expliquez-vous la tendance du rhum de dégustation ?
C.M. :
Je crois qu’elle s’inscrit dans une autre tendance de fond qui est celle de la dégustation de produits bruts. Pendant longtemps on a préféré le rhum en cocktail et aujourd’hui les consommateurs reviennent à des gouts plus naturels, moins transformés. C’est une chance pour la catégorie du rhum et surtout pour les rhums de type central comme Eminente qui ne sont pas encore très connus en dehors de Cuba. C’est l’un des secrets les mieux gardés de mon île…


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