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Ocean Cleanup : des lunettes de soleil en plastique récupéré dans le Pacifique

L’association néerlandaise présente le fruit de sa première mission dans la grande zone d'ordures du Pacifique : une paire de solaires dessinée par Yves Béhar et fabriquée en Italie.

Fondée en 2013 par Boyan Slat, l’association à but non lucratif Ocean Cleanup, basée à Rotterdam, a lancé sa centaine d’ingénieurs et chercheurs à la poursuite du plastique qui pollue les océans. Entre 2018 et 2019, Ocean Cleanup met le cap sur le Great Pacific Garbage Patch (GPGP), la grande zone d’ordures du Pacifique, tristement célèbre « septième continent », pour sa première mission.

A l’aide d’un système qui recrée un littoral en pleine mer, plus efficace qu’un grand filet, Boyan Slat et ses équipes capturent, au grès du vent et des courants, plusieurs tonnes de plastique. Une matière première que l’association va transformer… en lunettes de soleil !

Boyan Slat, fondateur d’Ocean Cleanup, avec la paire de lunettes fabriquée à partir de plastique recyclé.
Boyan Slat, fondateur d’Ocean Cleanup, avec la paire de lunettes fabriquée à partir de plastique recyclé. DR

Pour le design, elle a fait appel au célèbre designer suisse Yves Béhar, patron de Fuseproject, studio basé en Californie. Pour la fabrication, Ocean Cleanup s’est tourné vers le pays de la reine solaire : l’Italie. De l’autre côté des Alpes, à Padoue, c’est Safilo, le n°2 mondial de la fabrication de montures de lunettes, qui se charge de créer la paire.

Pour la bonne cause

Et pour prouver qu’il s’agit bien de plastique issu du GPGP, l’association a fait certifier sa création par la DNV GL. Tous les composants sont recyclables à leur tour, et le packaging a été créé à partir des restes de Wilson, la machine utilisée lors de la première mission.

Lunettes de soleil, Ocean Cleanup, 199 €.
Lunettes de soleil, Ocean Cleanup, 199 €. DR

Les lunettes sont disponibles sur le site d’Ocean Cleanup, et proposées à 199 €. L’argent récolté sera utilisé pour les prochaines missions de l’association qui promet que chaque paire vendue permet de récolter l’équivalent d’un terrain de football de plastique.

Ainsi, une fois les 20 000 paires fabriquées lors de cette première opération écoulées, ce seront 500 000 terrains de football que l’association pourra nettoyer dans le septième continent. Et de nouveaux produits fabriqués avec le fruit de cette triste récolte seront proposés par Ocean Cleanup. Le début d’un cercle vertueux ?

L’étui des lunettes Ocean Cleanup est issu du recyclage de la machine qui a servi à la première récolte.
L’étui des lunettes Ocean Cleanup est issu du recyclage de la machine qui a servi à la première récolte. DR

 

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