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Archi, mode et design : 5 expos pour l'automne de Londres à Marseille

Vivienne Westwood, le kimono, le kilt, le jogging, le verre ou encore la couleur sont mis à l’honneur à travers cinq expositions exaltantes.

Kimonos de A à Z, Londres. Conservateur, le kimono ? Pas tant que cela si l’on considère le nombre de détournements de ce vêtement nippon par les Occidentaux. C’est ce que montre l’exposition du V&A qui réunit un ensemble exceptionnel de quelque 300 pièces : des modèles rares des XVIIe et XVIIIe siècles, des créations du XXe siècle issues des collections de Paul Poiret, de Mariano Fortuny ou de Madeleine Vionnet qui ont abandonné le corset pour draper les corps de ces tissus colorés, et surtout des pièces qui ont marqué notre mémoire de fans de mode ou de cinéphiles, dont le kimono rouge conçu par Jean Paul Gaultier pour la vidéo Nothing Really Matters de Madonna, le kimono à fleurs de Björk designé par Alexander McQueen pour la pochette de l’album Homogenic, les costumes de La Guerre des étoiles créés par John Mollo et Trisha Biggar… Kimono : Kyoto to Catwalk, Victoria & Albert Museum, jusqu’au 25 octobre. www.vam.ac.uk


Mode à grand spectacle, Lyon. Bien que Vivienne Westwood présente des défilés à Paris depuis les années 80, aucune exposition ne lui avait été consacrée en France. Il a fallu attendre un fan de la première heure, ancien collaborateur de la styliste et collectionneur passionné de ses vêtements, pour remédier à cela et organiser une exposition au musée des Tissus, à Lyon. L’accrochage est le fruit de regards croisés entre la collection de Lee Price, qui compte quelque 300 pièces, et celle du musée, où l’art de Vivienne Westwood s’inscrit naturellement tant celle-ci a puisé aux sources du passé pour nourrir son avant-gardisme. Un objet incarne à merveille ce dialogue entre hier et aujourd’hui : le très historique pourpoint dit « de Charles de Blois », datant du XIVe siècle et qui trouve son écho dans les robes et les vestes à emmanchures à grande assiette de la créatrice. Du grand spectacle. Vivienne Westwood. Art, mode et subversion – collection Lee Price, musée des Tissus, jusqu’au 17 janvier. www.museedestissus.fr


Mode colorée

Color story, Gand. L’utilisation magistrale de la chromie chez Jan Van Eyck a été révélée dans toute sa richesse lors de la restauration du retable L’Agneau mystique, conservé à Gand. Le peintre s’est servi de peinture à l’huile et de couches de glacis colorées et transparentes, pour obtenir à la fois des effets de clarté et de saturation. Partant de ces nuances inédites, l’exposition réunit une centaine de pièces de designers contemporains reposant sur des expériences colorées dans des domaines aussi différents que le textile, la céramique, le plastique ou encore le verre. La couleur dans tous ses états. Kleureyck. Les Couleurs de Van Eyck dans le design, Design Museum, jusqu’au 21 février. www.designmuseumgent.be


Maîtres du verre, Venise. Le Stanze del Vetro est à la fois un projet culturel et un espace d’exposition consacré à l’art du verre. L’exposition réunit 155 pièces en verre, des sculptures, des objets et des installations créées par 60 artistes américains et vénitiens depuis les années 60. Dès la première moitié du XXe siècle, l’American Studio Glass a promu le retour à l’art verrier auprès d’artistes qui, pour combler leurs lacunes, se sont rendus à Venise et ont transposé leur univers dans ce matériau particulier. Le résultat est éblouissant. Venice and American Studio Glass, Le Stanze del Vetro, jusqu’au 10 janvier. www.lestanzedelvetro.org


Pas si basiques… Marseille. Le débardeur, le bleu de travail, le kilt, l’espadrille et le jogging ont traversé le temps et les modes. Ils constituent chacun à leur manière des marqueurs de l’histoire des sociétés – le bleu de travail est devenu une icône lorsque la Chine révolutionnaire s’en est emparée, le kilt a connu un revival avec le mouvement punk, le jogging est indissociable de la culture hip-hop… A l’heure où l’on s’impose la notion de durabilité, le Mucem s’interroge sur ces vêtements qui sont à la fois des objets de mode et des basiques défiant les engouements saisonniers. Les cinq pièces iconiques de l’exposition sont entourées de peintures, de films, de photographies, de dessins, de clips qui les replacent dans une multitude de contextes – Grace Kelly ou Dalí chaussés d’espadrilles, Marlon Brando en débardeur dans Un tramway nommé Désir, la « Chinoise » de Jean-Luc Godard en veste Mao. Vêtements modèles, Mucem, jusqu’au 6 décembre. www.mucem.org

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Le jogging sous le regard de @djrebel_ – – – Le jogging est l’une des cinq pièces présentée dans l’exposition « Vêtements modèles » au Mucem du 29 juin au 6 décembre 2020 – – – ▪️Votre définition du jogging en quelques mots ? – – – « Il est pour moi un des symboles de la culture hip-hop, que j’ai côtoyée par mon histoire et mon implication dans l’émergence d’une scène musicale rap à Marseille, par ma passion de la musique et la collection de vinyles que je n’ai cessé d’enrichir. J’ai pu le voir dans toutes ses formes, tous ses usages, sur des artistes dont j’admire le travail. Le hip-hop s’exprime autour de quatre arts qui forment un tout : le graff, le rap, le Djing et la danse. Si le rap est devenu un genre majeur, ces milliers sont fondateurs et indissociables, même s’ils sont un peu oubliés aujourd’hui. La danse a une place de choix, dans le cas du survêtement, et de son rapport au hip-hop. Mais l’on n’est pas Marseillais sans penser au survêtements aux couleurs de l’OM, même sans être féru de foot. Il s’agit d’une question d’identité, un ciment de la ville qui fusionne toutes origines et tous milieux confondus. » extrait du catalogue d’exposition Vêtements modèles (édition du Mucem) – – – ➖Commissariat : Isabelle Crampes, commissaire générale, (fondatrice de @shopdetoujours et Coline Zellal, commissaire associée (conservatrice du patrimoine au Mucem) – – – ➖Scénographie : Renaud Perrin et Graphisme : Géraldine Fohr – – – En partenariat avec @ellefr @lexpress_dix @lesinrocks – – – Plan 1 : Jogging @lecoqsportif 2019 Molleton coton, polyester, élastique, cordon de coton et badge brodé. Le Coq Sportif, Romilly-sur-Seine – – – Plan 2 : Survêtement Zulu Nation customisé Hondo – vers 1989-1990 textile synthétique, inscriptions thermocollées, patch brodé, métal. Mucem, Marseille #zulunation – – – Plan 3 : « Je danse le mia » interprété par IAM extrait de l’album « Ombre et lumière » Michel Gondry (réalisation) 1993 et « Block party » interprété par Psy4delarime, extrait de l’album « Block party » Didier D. Daarwin (réalisation) 2002 – – – 🎥 Images Hugo Blandel – Live pictures

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