Tour d’horizon en 30 tracks pour avoir un aperçu du rock & roll porteño des 70s et 80s, sans oublier la scène indépendante contemporaine, quelques morceaux jazz à la guitare, et… du tango, forcement.

Après le Mexique, The Good Life s’envole pour un nouveau voyage imaginaire et musical, cette semaine en Argentine. C’est un périple chronologique qui déambule d’une époque à l’autre et qui permettra de revenir sur des styles musicaux disparates.

D’abord, direction Buenos Aires, où l’on rêve de s’encanailler dans les ruelles du quartier bohème de San Telmo en chantonnant les Reliquias Porteñas du Pirincho. Ainsi était connu Francisco Canaro, compositeur et violoniste qui s’amusait à arranger des pièces de tango classique pour les orchestres des théâtres aristocratiques de la capitale dans les années 30.

Depuis, la sensuelle danse nationale a évolué, tout en se fusionnant, parfois, à la musique électro. Formé au début des années 2000, Bajofondo, l’ensemble argentin-uruguayen dirigé par le Maestro Gustavo Santaolalla, qui nous fait danser avec Pa’ Bailar, est un digne représentant du genre, tout comme Otros Aires.

Notre sélection ne pouvait pas passer à côté d’un rapide aperçu de la scène indépendante contemporaine. Notamment les ballades un peu folles de Clara Clava, qui craint tomber dans un Precipicio ou celles, teintées de folk-électro, de Joana Molina. Coté indie-rock, avec Callate Mark on se demande allégrement où on va (Donde voy), alors que les Surfistas del Sistema s’interrogent plutôt sur le mensonge (Tanta Mentira).

Mais les sons qui resteront probablement le plus ancrés dans nos oreilles seront probablement ceux des années 70 et 80. Comme ceux composés par Sérú Girán, qui nous raconte sa rencontre avec le diable (Encuentro con el Diablo) ou de Vox Dei, groupe rock progressif de Quilmes qui déjà en 1978 était prêt à enfiler ses Botas de Rock. On se lâche sur Wadu Wadu de Virus avant de se relaxer avec les mélodies berçantes de Luis Salinas, grand guitariste de jazz autodidacte.

Plus éclectique, El Kuelgue se prête au jeu de performances qui mêlent musique et récitation en abordant questions d’actualité avec humour absurde. Comme lui, Kevin Johansen jongle avec les styles musicaux, surtout du rock alternatif. Difficile ne pas tomber sous le charme de l’accent porteño en écoutant son introduction à la chanson Vecino. D’ailleurs, c’est lui, qui nous accompagnera jusqu’à la Fin de Fiesta.

La playlist argentine de The Good Life :


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