La septième génération du Yamaha TMAX est passée à la norme Euro 5. La cylindrée évolue, mais la recette semble inchangée. Assez pour rester le roi des scooters ?

Toutes proportions de volumes gardées, lorsqu’une nouvelle génération de Golf ou de 911 pointe le bout de son capot, dans l’industrie automobile, Volkswagen ou Porsche connaissent la même agitation que celle qui anime Yamaha à l’arrivée d’un nouveau TMAX. L’événement est donc d’importance pour la famille des Tmaxistes.

Or, cette fois, nous restons quelque peu sur notre faim. Non pas que le TMAX déçoive, loin de là, mais si cette septième génération avait clairement pour objectif la mise en conformité avec la norme Euro 5, nous espérions un peu plus d’audace. Car par rapport à la sixième génération, on frise le clonage : dimensions, suspensions, freins sont parfaitement identiques. Alors, où chercher les nouveautés ?

Nouveau TMAX, de 530 à 560 cm3

Au niveau du bloc moteur, évidemment. Le bicylindre parallèle à refroidissement liquide passe de 530 à 560 cm3, la puissance maximale grimpe de 3,5 % et le couple maximal gonfle de 6 %. Selon Yamaha, ce « cinq-soixante » – le modèle le plus puissant conçu jusqu’ici – collerait plus de deux longueurs à la génération précédente dans l’exercice des accélérations jusqu’à 80 km/h et 100 km/h. Nous retrouvons donc un TMAX aussi vif que nous le connaissions, prompt à accélérer, à dépasser une voiture et à foncer vers la zone rouge, malgré une mécanique un peu plus étouffée par les normes Euro 5.

Le TMAX revient plus sûr et toujours mieux adapté à son rôle de navette.
Le TMAX revient plus sûr et toujours mieux adapté à son rôle de navette. DR

Sur autoroute, en vitesse de croisière à 120 km/h, le compte-tours se cale à 5 000 tours, sans vibrations ni quelconque gêne. A 140, le TMAX vous en laisse encore sous la poignée pour décocher une accélération. Et pour les habitués des autoroutes allemandes, sachez qu’à 180, soit à fond de compteur, le Yamaha semblait encore en vouloir.

Poupe fine

Toujours au rayon des légers « upgrades », relevons un bâti arrière plus fin destiné à améliorer la montée et la descente du passager. Le design global a, en revanche, peu changé. Certes, de nouveaux panneaux avant intégrant désormais des clignotants à diodes ainsi que des caches latéraux plus fins modernisent la face. Cela dit, il conviendra quand même de sacrément bien connaître le TMAX pour identifier tout de suite le « cinq-soixante » de face.

En revanche, la poupe évolue plus nettement, avec un feu arrière inédit en forme de T, inspirée des roadsters et pures sportives de la marque. Pas d’évolution non plus au poste de commande, où l’on retrouve les instruments TFT monochromes. Dommage que les commodos, assez complexes à manipuler pour les novices, ne soient toujours pas rétroéclairés.

Un TMAX plus sûr

Scooter de standing par excellence, le TMAX se montre aussi pratique. Nous apprécions la protection apportée par la bulle électrique, placée en position haute, même si les manches et, surtout, les tibias restent très exposés au vent. Dans le compartiment sous la selle verrouillable et résistant aux intempéries, on range aisément une combinaison antipluie, à défaut d’y caser deux jets ou un intégral. Un second espace de rangement, avec le vide-poche côté droit du tablier, est prévu pour, par exemple, une bouteille d’eau de 50 cl.

La boucle arrière plus fine permet un accès plus aisé pour le passager.
La boucle arrière plus fine permet un accès plus aisé pour le passager. DR

Signalons que si certaines améliorations sont imperceptibles, comme le nouveau système de contrôle de traction (mais ça, c’est plutôt une bonne nouvelle), le TMAX devient aussi plus sûr et donc toujours mieux adapté à son rôle de navette. Le Yamaha reste une machine terriblement précise, efficace et confortable, tant au niveau du vaste espace pour les jambes que de l’assise, à la fois généreuse et moelleuse. A l’heure où l’achat d’une voiture neuve pose question, c’est peut-être le bon moment d’investir dans un tel engin pour changer sa mobilité… et ne pas regretter son choix, car plus on utilise le TMAX, moins on s’en passe !

www.yamaha-motor.eu

Bilan

Caractéristiques : 

Type moteur : bicylindre parallèle.
Cylindrée : 562 cm3.
Type transmission : par courroie.
Boîte de vitesses : variateur de série.
Consommation moyenne de l’essai : 4,7 l/100 km.
Autonomie : environ 300 km.
Prix de base : à partir de 11 999 €.

Points forts : 

• Agrément préservé.
• Présentation et finition de haut niveau.
• Efficacité absolument redoutable.

Points faibles : 

• Tarif toujours plus costaud.
• Protection du bas des jambes.
• Coloris un peu tristes.


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