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The Good Découvertes

Projectkin, bagages écolos et design scandinave

Tout juste lancée sur le marché, cette nouvelle marque danoise a attiré l'attention de The Good Life avec ses bagages au look brut et minimaliste, fabriqués à partir de chanvre, de lin et de bioplastique.

Les Danois Rasmus Vang Andersen, ancien consultant chez McKinsey, et Lennart Bernhoft, ancien COO de Design Letters, ont lancé, le 20 février dernier, une nouvelle marque sur le marché très concurrentiel des bagages : Projectkin. Une aventure qui débute avec deux collections inaugurales. Des valises en lin et bioplastique, dessinées par Boris Berlin, et des sacs de voyage en chanvre et lin, imaginés par le designer Thomas Bentzen.

Après trois ans de travail, les produits Projectkin sont aujourd’hui disponibles partout dans le monde via le site de la marque, et dans une poignée de boutiques écolo-design. Alors que l’urgence climatique, et désormais le Covid-19, changent ou vont changer notre manière de voyager, ces nouveaux acteurs souhaitent remettre en question nos habitudes de consommation en proposant des matériaux alternatifs, naturels et biodégradables. Rencontre, à distance bien sûr, avec Rasmus Vang Andersen.

KIN Carry-On, 349 €.
KIN Carry-On, 349 €. DR

5 questions à Rasmus Vang Andersen, co-fondateur et CEO de Projectkin :

The Good Life : Quel message souhaitez-vous faire passer à travers Projectkin ?
Rasmus Vang Andersen :
Le nom de la marque est composé de « Project » pour représenter la cause qui unit tous ceux qui travaillent pour la marque, et de « Kin » pour « tribu ». Notre objectif commun, c’est changer de façon permanente les standards des produits de voyage, la fin de la consommation pour la consommation. En matière de design, nous sommes tous animés par la philosophie nordique qui tient en deux mots : minimalisme et fonctionnalité. Ainsi, nos produits adoptent un look brut, robuste, naturel.

TGL : Ce look, c’est aussi la conséquence de l’utilisation de matériaux qui sortent de l’ordinaire…
R.V.A. :
En effet, mais leur fonction n’est pas seulement esthétique. Sur nos valises cabines, l’utilisation de lin et de bioplastique permet, outre de les rendre biodégradables, de se passer de deux kilogrammes de plastique. Concernant nos sacs, le mélange lin/chanvre permet d’économiser l’eau et les pesticides que demande la culture du coton.

« Nous souhaitons élargir notre gamme, et couvrir tous les aspects du voyage »

TGL : Pourquoi avez-vous décidé de vous lancer sur ce marché, pourtant très compétitif ?
R.V.A. :
Aucune marque ne proposait vraiment de produits qui mêlent design et durabilité. Nous avons eu l’idée de proposer une réelle alternative aux produits existants, bousculer les forces en présence avec de nouveaux matériaux, sans mettre le design de côté. Aussi, en pratiquant la vente directe, nous sommes en mesure d’offrir des produits de qualité à des prix plus bas que nos « concurrents ». Si le segment « durable et beau » venait à se développer, nous serions les Rimowa, les Samsonite et les Tumi de celui-ci. Mais, pour le moment, nous sommes les seuls.

KIN Weekend, 269 €.
KIN Weekend, 269 €. DR

TGL : Vous venez de vous lancer, vous n’avez donc pas encore de client type. Mais quelle est votre cible ?
R.V.A. :
Le voyageur régulier, conscient de son impact sur la planète, qui veut agir à son échelle. Il veut arrêter de surconsommer, et il est frustré par l’offre actuelle, qui ne lui permet pas de répondre à ses exigences concernant la qualité, le design et la durabilité.

TGL : Comment souhaitez-vous développer Projectkin ?
R.V.A. :
Actuellement, nous proposons peu de produits, une valise cabine en deux couleurs, un sac de voyage, un tote bag et des sacs à chaussures et pour le linge sale. Il faut avancer pas à pas. Mais nous souhaitons élargir notre gamme, et couvrir tous les aspects du voyage…


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