Plus grand, plus loin, plus beau et plus rapide : l’avionneur américain frappe fort avec cette nouveauté présentée au National Business Aviation Association (NBAA) de Vegas.

Bombardier a du souci à se faire. Dans le secteur de l’aviation business, la concurrence est féroce et l’avionneur canadien semblait avoir pris une longueur d’avance sur les autres leaders du marché avec son Global 7500. Mais Gulfstream a profité du NBAA, à Las Vegas du 22 au 24 octobre, pour présenter le G700, un jet qu’il présente comme la crème de la crème de l’industrie.

Une maquette à l’échelle 1 du G700 présenté au NBAA de Las Vegas, le 21 octobre.
Une maquette à l’échelle 1 du G700 présenté au NBAA de Las Vegas, le 21 octobre. DR

Plus encore, Mark Burns, Président de l’avionneur américain, considère cette présentation comme « l’annonce la plus fracassante de l’histoire de l’aviation, qui place la barre plus haut pour nous, et pour tous les avionneurs ». Rien que ça !

S’il exagère certainement, son G700 est bien un futur cador de sa catégorie. D’abord, le nerf de la guerre : la distance. Il promet de parcourir 13 890 kilomètres à Mach 0.85. Mais propose aussi l’option de ne parcourir « que » 11 850 kilomètres, mais à Mach 0.90.

Le G700 emprunte son fuselage au G650ER mais a propose une cabine plus longue de trois mètres grâce à une optimisation des intérieurs.
Le G700 emprunte son fuselage au G650ER mais a propose une cabine plus longue de trois mètres grâce à une optimisation des intérieurs. DR

Des vitesses et des distances déjà bien au-dessus de ce qu’avance le G650ER, l’avion le plus haut-de-gamme de Gulfstream à date, mais moins impressionnante que l’avion « flagship » de Bombardier. Ce dernier propose 14 260 kilomètres à Mach 0.925.

Gulfstream mise sur l’intérieur

La cabine est également plus longue que sur le G650ER. Elle mesure en effet un peu plus de 13 mètres, contre 17 pour le G700. C’est simple, Gulfstream peut se targuer de proposer le jet privé le plus spacieux du monde. Et cela se joue à quelques centimètres avec Bombardier…

Le galley du G700 peut servir aussi bien à l’équipage qu’aux passagers s’il est transformé en lounge.
Le galley du G700 peut servir aussi bien à l’équipage qu’aux passagers s’il est transformé en lounge. DR

A l’intérieur, l’espace est séparé en cinq « pièces » distinctes. Notamment un lounge, une salle à manger pour six personnes et une suite parentale avec salle de douche. Le tout entouré d’une vingtaine de hublots, « les plus larges du marché » selon l’avionneur.

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Et équipé d’un éclairage intelligent, qui s’adapte aux levers et couchers de soleil pour habituer le passager au changement de fuseau horaire. Le G700 est alimenté par le moteur Rolls-Royce Pearl 700.

Livraison en 2022

Des performances plus élevées et une cabine plus confortable, deux « détails » qui ont un prix : 75 000 000 de dollars. Dix millions de plus que le G650ER ! Le G700 sera donc l’un des jets privés les plus chers du marché (le Global 7500 est affiché à 73 000 000 de dollars).

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Pas de quoi effrayer les clients pour autant. En effet, Qatar Airways, un client régulier de l’avionneur de Savannah en Géorgie, a déjà passé commande auprès de Gulfstream. Avant d’arriver à Doha, il faudra que le G700 passe encore le cap du vol test, bien préparé par 14 000 heures d’essais en laboratoire… Les premières livraisons sont prévues pour 2022.


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