The Good Life vous donne les clés des lieux qui font bouger Tel-Aviv, inscrite au top 10 mondial des villes balnéaires. Passages obligés et adresses un peu plus confidentielles. Tel-Aviv ville en fête !

A la santé du baron

Goûter les excellents vins israéliens. Israël offre à l’amateur de vin un remarquable marché de niche. Pas besoin d’aller très loin de Tel-Aviv pour visiter de beaux domaines et déguster des crus intéressants. En louant une voiture et en remontant au nord vers la Samarie, plus vaste région vinicole d’Israël, on traverse de sublimes paysages.

Située près de la côte, cette région bénéficie de la chaîne montagneuse du Carmel et de la brise rafraîchissante de la Méditerranée. La plupart des vignobles sont concentrés dans les vallées qui entourent les villes pittoresques de Zichron Yaakov et de Binyamina.

Ils doivent beaucoup au baron Rothschild, dont les dons avaient permis d’établir une véritable industrie vinicole israélienne au XIXe siècle. De la Carmel Winery, fondée par le baron lui-même, aux caves vieilles de 130 ans, à la Margalit Winery, exploitation jeune, moderne et familiale, la découverte des crus locaux est plutôt surprenante. Penser à faire un stop à Zichron Yaakov pour une visite de l’ancienne implantation pionnière et ses rues pavées pittoresques.

www.carmelwines.co.il / www.margalit-winery.com
www.carmelwines.co.il / www.margalit-winery.com DR

La terre des bâtisseurs

Le port de Césarée. Lorsque Hérode le Grand arracha la Judée aux Hasmonéens, il hérita de lourdes taxes à verser à Rome. Pour y faire face, il créa le plus grand port franc de Méditerranée orientale. Les épices et parfums d’Arabie qui partaient pour Rome y ont abandonné leurs effluves.

Cernée de terres fertiles, la cité laisse aujourd’hui admirer les trésors exhumés de la ville d’Hérode, du théâtre à l’hippodrome. Etape incontournable : Helena, le restaurant donnant sur la mer dans le port de Césarée, adresse d’Amos Sion, l’un des plus grands chefs israéliens, chef d’orchestre d’une cuisine à base de poissons et de fruits de mer. Un voyage à lui tout seul.

www.hellena.co.il
www.hellena.co.il DR

A table avec les Templiers

Saint-Jean-d’Acre. Uri Buri, c’est Uri Jeremias, aubergiste voyageur, qui a beaucoup roulé sa bosse. On le trouve aujourd’hui à Acre, où il tient une auberge incroyable, une boutique de glaces décalées et une table étonnante. Un prétexte, s’il en était besoin, pour aller visiter cette ville connue sous le nom de Saint-Jean-d’Acre, ancienne ville des Croisés, qui pourrait vous faire croire que vous êtes arrivé en Italie, voire en Californie.

Uri Buri, 11 Ha-Hagana Street, Acre. www.uriburi.co.il / Hôtel Efendi, Louis IX Street, Acre. www.efendi-hotel.com
Uri Buri, 11 Ha-Hagana Street, Acre. www.uriburi.co.il / Hôtel Efendi, Louis IX Street, Acre. www.efendi-hotel.com DR

Dormir dans le désert

Le plus grand cirque naturel. A 90 minutes de route de Tel-Aviv, les sables brûlants du Néguev cachent l’incroyable cratère de Ramon, le plus grand cirque naturel au monde (40 km de longueur et 500 m de profondeur). Un spectacle saisissant comme celui d’un paysage lunaire. Y dormir à la belle étoile reste l’une des grandes émotions d’une vie. Les dos fragiles préféreront les matelas moelleux du Beresheet (« La Genèse »), l’un des hôtels les plus luxueux du pays, où l’on peut toujours dormir la fenêtre ouverte pour se laisser gagner par le silence.

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www.isrotel.com/beresheet DR

Un joyeux souk

Le marché aux puces de Jaffa. Depuis ce qui fut le premier port de Tel-Aviv, la vue embrasse tout le littoral de cette ville qui s’est développée du sud au nord, faisant progressivement grimper les gratte-ciel et les hôtels balnéaires.

Mais ici, à Jaffa, on sent encore l’Orient à plein nez. Sur la plage, on croise des femmes se baignant entièrement voilées, à côté des jeunes filles branchées en bikini ; aux terrasses des restaurants, on mange du poisson et des mezze avec les doigts et, le soir, toute la jeunesse de la ville vient danser sur les tables dans des conteneurs transformés en boîtes de nuit.

Le marché aux puces de Jaffa.
Le marché aux puces de Jaffa. DR

Comme les Telaviviens, on farfouille au Shuk Hapishpishim, le marché aux puces de Jaffa, aussi envoûtant qu’addictif. Au fil des ruelles, des passages et des cours intérieures, on trouve de tout : vêtements vintage ou mobilier fifties, objets dont on cherche l’utilité…

Ce quartier, vieux de 3 000 ans, désormais émaillé de galeries d’art et où les trois hôtels les plus luxueux de la ville (Setai, Jaffa et Drisco) viennent de voir le jour, prend peu à peu figure de creuset artistique de la ville.


Pratique

• Se renseigner : Office National Israélien de tourisme. www.citiesbreak.com

Formalités : passeport valable 6 mois avant la date du retour. Aucun visa n’est nécessaire pour les ressortissants européens. Il est possible de demander que le tampon d’Israël ne figure pas sur le passeport. La monnaie locale est le shekel (1 €=4,20 ILS). Décalage horaire : 1 h en plus.

• Y aller : avec EL AL, la compagnie israélienne. 4 vols/jour directs de Paris‑CDG, et jusqu’à 6 rotations hebdomadaires au départ de Marseille et de Nice. www.elal.fr


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