BMW a extrapolé de sa Série 8 une version Cabriolet XXL. La marque a choisi d’associer ce puissant et luxueux véhicule aux Rencontres de la photographie d'Arles dont elle est le sponsor depuis 10 ans.

Les cabriolets ont presque tous disparu des segments d’entrée de gamme. Exit les sympathiques Peugeot 206 CC, Ford StreetKa, Fiat Barchetta ou autres Opel Tigra. Ces charmants petits bolides ont fleuri dans les années 2000 et ont fait la joie des garçons coiffeurs et autres playboys de tous poils. Après que la Golf à succès a elle-aussi mis la clef sous le tapis de sol, ne subsistent plus que les charmantes cousines Mazda MX5 et Fiat 124. En revanche, côté premium, les découvrables ce n’est pas ça qui manque !

Bentley vient de décapsuler sa Continental GTC, l’Audi A5 a aussi son dérivé cab, et Mercedes propose toute une collection de cabrio à 4 places, avec l’impressionnant Classe S en guise de vaisseau amiral. Un peu plus au sud, on trouve aussi la GranCabrio de Maserati, archétype de la GT latine. Restent que ces autos “cheveux au vent”, commencent toutes à plus de 100 000 euros.

La Série 8 aurait tout aussi bien pu s’appeler Série 6 comme la grande BMW qu’elle remplace.
La Série 8 aurait tout aussi bien pu s’appeler Série 6 comme la grande BMW qu’elle remplace. DR

La Série 8 remplace la Série 6

Les gens aisés peuvent ajouter ce bolide à la liste de leurs envies. La Série 8 Cabrio débute à 110 000 euros. Elle aurait tout aussi bien pu s’appeler Série 6 comme la grande BMW qu’elle remplace.

Le patronyme de cette nouveauté a l’immense mérite de sortir de l’oubli son ancêtre des années 90, aux phares escamotables et à la ligne sculpturale et plongeante. A noter que sur les cabriolets actuels, les toits rétractables vedettes des années 2000, ne font plus recette.

Ainsi, cette allemande s’habille d’une capote en toile qui se déploie en 15 secondes et en roulant jusqu’à 50 km/h… Effet garanti ! Ce long, 4,85 m, et beau joujou qui frôle les deux tonnes, est aussi luxueux que spectaculaire.

La Série 8 Cabrio débute à 110 000 euros.
La Série 8 Cabrio débute à 110 000 euros. DR

Il flirte parfois avec le bling. Ainsi, son double haricot hypertrophié et son long capot avant en imposent tout autant que sa capote qui se pare de reflets argentés en option ou son système Hi-Fi Harman Kardon à 14 HP.

A l’intérieur, le levier de vitesse en cristal (Swarovski sort de cette auto !), est symbolique de l’esprit décomplexé qui règne à bord. Ce singulier détail se révèle avec du recul assez opportun. Il aide la Série 8 à renouveler l’atmosphère des intérieurs BMW qui ont pendant fort longtemps été un brin stricts, presqu’austères.

Puissance et poids élevés

Pour compenser ses mensurations XXL, la Série 8 a choisi de jouer la carte de la puissance. Les deux mécaniques proposées sont épatantes. Il s’agit d’un 6 cylindres diesel de 320 ch, rond et coupleux à la sonorité parfaite, (impossible de déceler qu’il s’agit d’un moteur à gazole) et d’un V8 tonitruant, plus pointu, un peu too much.

A l’intérieur, le levier de vitesse en cristal est symbolique de l’esprit décomplexé qui règne à bord.
A l’intérieur, le levier de vitesse en cristal est symbolique de l’esprit décomplexé qui règne à bord. DR

Et la future variante M8 de 600 ch devrait être mémorable elle aussi. Pourtant, la plus démesurée des armadas ne remplacera jamais un bon régime sans sucre. Avec plus de 2 tonnes sur la balance, la Série 8 traine un léger problème d’embonpoint. In fine, c’est la conduite cool qui lui sied le mieux.

Entre Lubéron et Alpilles pour les Rencontres d’Arles

Partant de là, notre bolide s’est révélé parfait pour “enrouler” la campagne provençale entre Lubéron et Alpilles. Elle nous a permis d’aller visiter les expos photos retenues par BMW, sourire aux lèvres et hâle sur la peau.

La marque bavaroise soutient les Rencontres de la photographie d’Arles qui fêtent leurs 50 ans de succès cette année. Cette manifestation transforme la cité arlésienne au glorieux patrimoine antique et sa région, en centre de la photo contemporaine internationale.

In fine, c’est la conduite cool qui lui sied le mieux.
In fine, c’est la conduite cool qui lui sied le mieux. DR

Notre monture nous emmène prestement contempler l’accrochage Quand les nuages parleront d’Emeric Lhuisset, lauréat de la résidence BMW au cloître Saint-Trophime. Après une petite rencontre édifiante avec l’artiste, nous sommes invités à reprendre le délicieux chemin de Cavaillon, connu pour ses fameux melons.

La Série 8 est garée dehors en pleine fournaise… Angoisse ! Les cigales chantent à tue-tête. Pourtant, grâce aux sièges ventilés et refroidissants de notre germanique monture, l’épiderme retrouve rapidement une température raisonnable.

Nous filons vers la Chapelle du Grand Couvent, où nous attend une rétrospective consacrée à Willy Ronis. Après ce bel accrochage, nous retrouvons avec la même joie notre grand vaisseau BMW. Il nous mène cette fois, à la Collection Lambert à Avignon où nous retrouvons l’exposition Imaginaria de Vik Muniz.

Si cette Série 8 Cabrio n’est pas une vraie sportive, elle est en revanche très agréable en mode “Grand tourisme”.
Si cette Série 8 Cabrio n’est pas une vraie sportive, elle est en revanche très agréable en mode “Grand tourisme”. DR

Pour conclure…

Cette Série 8 Cabrio n’est pas une vraie sportive. Elle est en revanche, très agréable en mode “Grand tourisme”. BMW a donc raison de faire essayer son imposant vaisseau amiral sur les petites routes de la campagne provençale. C’est là, à vitesse réduite et “côtelettes au vent”, que ce yacht du bitume dispense le plaisir le plus intense…


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