Depuis cinq ans, à Bristol, Matt Mears et son équipe fabriquent et vendent leurs vélos néo-rétro avec l’ambition qu’ils deviennent, eux aussi, vintage.

Bristol, dans le sud de l’Angleterre près du Pays de Galles, 2014. Matt Mears vient de finir ses études en ingénierie mécanique. Quand de nombreux étudiants cherchent encore leur voie, même après l’obtention de leur diplôme, Matt, lui, sait ce qu’il veut faire. Peu de temps après, il crée Temple Cycles, son atelier de fabrication de vélos indépendant.

Il a grandi tout près d’ici, dans la campagne anglaise, le Somerset et a passé toute son enfance à « bricoler dans l’atelier de [ses] parents, s’intéresser à tout ce qui avait deux roues et pédaler toute la journée ». D’abord en pleine nature, sur les routes verdoyantes de sa région, puis en ville, plus tard, pour ses études, il ne lâche jamais son vélo.

Adventure Tour, £995.
Adventure Tour, £995. DR

« Pendant mes études à Bristol, j’ai vraiment commencé à dessiner mes premiers cadres et je m’entraînais en réparant les vélos de mes amis et en retapant de vieux vélos, britanniques bien-sûr mais aussi français. » Matt Mears se souvient de ses premiers pas, avant de lancer Temple Cycles, avec l’ambition d’imaginer de « jolis biclous au design classique, avec les performances d’un vélo moderne ».

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S’il s’inspire de vélos vintage, c’est aussi parce qu’il ambitionne, pour ses créations, la même durée de vie. « Aujourd’hui, les grandes entreprises du cycle se reposent sur le renouvellement des produits, l’équivalent de l’obsolescence programmée pour la tech, chez Temple, nous souhaitons créer des vélos qui durent toute la vie. » Ainsi, son objectif est de voir, un jour, les vélos qui sortent de son atelier, devenir « rétro » à leur tour.

Classic Lightweight, 775 £.
Classic Lightweight, 775 £. DR

Vélos Made in Bristol, expédiés dans le monde entier

Un atelier et une boutique à Bristol, et c’est tout. Pourtant, on peut apercevoir des vélos Temple Cycles dans toute l’Angleterre, et dans le monde entier. Car malgré une philosophie old fashioned, la petite entreprise a adopté une stratégie commerciale bien ancrée dans le XIXe siècle.

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La majorité de ses bicyclettes sont vendues en ligne, via le e-shop de la marque. Un positionnement risqué lorsque l’on vend des vélos, mais, une aubaine pour toucher le plus grand nombre sans devoir s’implanter aux quatre coins du monde. Le secret, pour que cela marche, la qualité et le bouche-à-oreille, comme le confirme Matt : « en cinq ans, nous avons ainsi prouvé à nos clients qu’ils pouvaient nous faire confiance et que nous étions légitimes ».

Les vélos Temple Cycles sont fabriqués à Bristol.
Les vélos Temple Cycles sont fabriqués à Bristol. DR

Pour autant, Temple organise également des rendez-vous avec des potentiels clients qui peuvent tester l’intégralité de la gamme de vélos de la marque. Des bicyclettes que l’on retrouve également dans de plus en plus de concept-stores physiques. Des partenaires que Matt Mears sélectionne à l’affect, et à la condition qu’ils « comprennent [son] projet et l’identité de [son] entreprise ».

La boutique Temple Cycles à Bristol.
La boutique Temple Cycles à Bristol. DR

Concernant l’avenir de Temple Cycles, il ne faut pas s’attendre à de grands bouleversements. Matt espère simplement continuer à croître, toujours en ligne, et renforcer ses équipes. Une ou deux boutiques supplémentaires pourraient voir le jour, mais rien ne semble presser le jeune entrepreneur…


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