Désormais de nouveau solidement installé sur le marché de la musique (qui l’eût cru ?), le vinyle fait jouer sa complémentarité avec les supports numériques. Pour profiter de ses qualités acoustiques, mieux vaut choisir la bonne platine…

1 – La plus iconique. En 1965, deux designers italiens, les frères Castiglioni, réinventent la chaîne hi-fi avec leur Radiofonografo. Toujours fabriqué en Italie par Brionvega, ce combiné radio-vinyle est désormais équipé d’une prise auxiliaire pour y connecter un smartphone ou un ordinateur. Pour le reste, rien n’a changé : ni le visage que forment les boutons et les cadrans sur l’élément central, ni le dessin des enceintes, ni la modularité qui permet de configurer les satellites pour les adapter à son intérieur.
•Too good : le top du chic.
•Too bad : l’absence de connexion sans fil (Bluetooth, Airplay…) et le prix.

RR226, Brionvega, 6 990 €.
RR226, Brionvega, 6 990 €. DR

2 – La plus pure. Grâce à l’emploi d’un seul matériau (un acrylique délicatement opaque), l’Emotion affiche la couleur : cette platine vise la pureté absolue du son et la très haute fidélité. Le plateau de 3 cm d’épaisseur flotte sur son axe grâce à un procédé technologique développé par le constructeur allemand. Un champ magnétique créé en son centre par deux aimants permet sa rotation optimale tout en réduisant au minimum les frottements, donc les perturbations acoustiques. Son rendu équilibré tout au long du spectre lui permet d’être à l’aise avec tous les styles de musique.
•Too good : la facilité d’installation et la cellule MM préinstallée.
•Too bad : bras parfois capricieux.

Emotion SE MKII, ClearAudio, 2 290 €.
Emotion SE MKII, ClearAudio, 2 290 €. DR

3 – La plus futuriste. Le fabricant autrichien Pro-Ject a construit sa réputation avec des platines entièrement manuelles, mais parfaitement assemblées, et utilisant les meilleurs matériaux. Ce modèle au design spectaculaire est constitué d’une base habillée de fibre de carbone qui repose sur trois cônes en aluminium. Le plateau est usiné dans un bloc d’acrylique, afin de lui garantir une totale stabilité. L’entraînement se fait par un bloc physiquement séparé du reste de la platine pour éviter toute propagation de la vibration du moteur. Dynamique, nuancé et neutre, le son de cette beauté respecte toutes les fréquences…
•Too good : le design « et » la musicalité.
•Too bad : nécessite un préamplificateur phono de qualité…

RPM 5, Pro-Ject, 1 189 €.
RPM 5, Pro-Ject, 1 189 €. DR

4 – La plus précise. En 1977, Roy Gandi, l’ingénieur derrière la marque Rega, présente la Planar qui bouscule par sa conception originale le monde de la platine vinyle. Quarante ans plus tard, il livre une version optimisée de ce classique avec la Planar 3. Cette dernière est équipée d’un bras remis à jour grâce à la simulation 3D, et d’un nouveau système de roulements qui réduit les frictions au minimum pour un entraînement ultrarégulier du magnifique plateau en silice recouvert de feutre de laine. Dans sa gamme de prix, ce modèle propose une musicalité, une dynamique et une neutralité exceptionnelles.
Too good : accepte les cellules MM et MC.
Too bad : bras non réglable en hauteur.

Planar 3, Rega, 980 € (avec cellule Elys 2).
Planar 3, Rega, 980 € (avec cellule Elys 2). DR

5 – La plus seventies. La SP-10R est la platine la plus ambitieuse de la gamme actuelle de Technics. Son design s’inspire des classiques des seventies, mais à l’intérieur, c’est un concentré de high-tech. L’optimisation de l’alimentation séparée a permis d’atteindre un rapport signal/bruit dont le constructeur japonais assure qu’il est « le meilleur du monde ». Ce modèle est le seul de cette sélection à utiliser un entraînement direct (l’axe de rotation est fixé sur le moteur). Une technologie dont Technics est devenu le spécialiste, et qui permet de faire tourner comme une horloge le plateau en aluminium et laiton de presque 8 kg.
Too good : le design, sublime.
Too bad : le prix et le poids, très élevés…

SP-10R, Technics, 8 900 €.
SP-10R, Technics, 8 900 €. DR

6 – La plus connectée. Jusqu’alors, la révolution technologique des enceintes connectées avait laissé sur le bord de la route les platines vinyle. Yamaha a décidé de pallier cet abandon en connectant sa petite dernière à son système MusicCast permettant d’écouter de la musique dans toutes les pièces d’une maison grâce à une application. Il est désormais possible de profiter de ses vieux 33-tours de John Coltrane dans sa salle de bains ou de transmettre le réjouissant album de Parcels sur les enceintes de la cuisine grâce au wi-fi. Fini les câbles toujours disgracieux…
Too good : le préampli phono qui permet d’envoyer le son vers n’importe quelle enceinte.
Too bad : les puristes considéreront comme un crime de numériser une source analogique.

MusicCast Vinyl 500, Yamaha, 699 €.
MusicCast Vinyl 500, Yamaha, 699 €. DR

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