Une nouvelle table ravit depuis début janvier les amateurs saveurs nippones et d'art de vivre à la française. C’est dans un hôtel particulier du 8ème arrondissement de Paris que le restaurant RAN a élu domicile, à l’initiative du MOMA Group et de Blackcode, deux poids lourds de la restauration festive.

Marier la cuisine japonaise et l’hospitalité française n’est pas une mince affaire. Pour son nouveau défi, Benjamin Patou, patron du MOMA Group spécialiste parisien des restaurants à forte valeur-ajoutée (le resto-cabaret Manko, le Froufrou), s’est adjugé les précieux conseils de son confrère Romain Costa, qui crée depuis 2016 des concepts hommages au Pays du soleil levant. L’Orient Extrême, Kinugawa ou encore The Cod House sont autant d’adresses qui ont fait de lui et de son agence Blackcode des références en matière d’art de vivre à la japonaise à Paris.

RAN se niche dans un sublime hôtel particulier qui fut habité par le Marquis de La Fayette et Sacha Guitry, à quelques encablures de l’Ambassade des Etats-Unis. Inauguré début janvier, le restaurant n’est déjà plus une adresse confidentielle…

Le restaurant RAN à Paris mêle gastronomie japonaise et savoir recevoir à la française.
Le restaurant RAN à Paris mêle gastronomie japonaise et savoir recevoir à la française. Jérôme Galland

C’est l’architecte d’intérieur Tristan Auer, habitué des lieux d’exception (l’Hôtel de Crillon, les Bains-Douches), qui a imaginé la décoration. Il met ici en valeur les charmes de l’architecture néo-classique des lieux et en souligne les atouts grâce à des sources lumières modernes et de soubassements géométriques. A l’entrée, un bar-lobby habillé de pièces de caractère comme une œuvre d’art en néon de l’artiste Julie Gauthron et cette moquette bleu roi qui nous guidera à travers les trois salles du restaurant.

L’entrée abrite la fresque de néons « En suspens » de l’artiste française Julie Gauthron.
L’entrée abrite la fresque de néons « En suspens » de l’artiste française Julie Gauthron. Jérôme Galland

Le temps de siroter un cocktail japonisant – n’hésitez pas à demander les recommandations du chef barman Gauthier Zucco – et nous voilà attablés. Nos baguettes frétillent à l’approche des premiers plats difficilement choisis parmi la carte riche en associations inédites du chef Shuhei Yamashita. Originaire d’Osaka, il a rejoint le groupe Blackcode en 2010 pour tenir les cuisines du Kinugawa Vendôme.

Pour les entrées, les classiques incontournables de la cuisine nippone – succulents gyozas, california rolls – ne manquent pas à l’appel, les carpaccios sont exquis (notre favori : le Yellow Tail) et les surprises nombreuses (notamment les bouchées de blackcod). Le second round nous enchante tout autant avec une selection de poissons crus, viandes marinées ou cuites sur pierre de lave (cuisson « robata »). Un conseil ? Osez vers les saveurs obscures (ou la sole vapeur au miso…) ! La carte s’achève sur une jolie sélection de desserts et de sakés qui viendront apporter à ce repas un point final bien mérité.

Une décoration qui laisse librement la cuisine s’exprimer.
Une décoration qui laisse librement la cuisine s’exprimer. Jérôme Galland

Accueil impeccable, service fort en conseils avisés, décoration qui ne fait pas d’ombre à une cuisine savoureuse, RAN est sans aucun doute l’une de nos plus belles découvertes de ce début d’année.

Restaurant RAN
8, rue d’Anjou, Paris 8ème.
Formule déjeuner à 36 euros. Service voiturier.

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