Lancée en 2017 sur Kickstarter, Baltic est une marque de montres néo-rétro au succès qui dépasse largement les attentes de son fondateur.

Etienne Malec a 16 ans lorsqu’il se plonge dans la collection de montres anciennes de son père disparu dix ans plus tôt. Il se transformera finalement, lui aussi, en mordu des montres vintage.

Après une douzaine d’années consacrées à sa passion, il se lance en 2015 dans les premiers dessins de ce qui deviendra, en 2017, Baltic. Un nom qui fait écho au pitch initial de la marque : « un univers froid, brut et d’inspiration nordique ». La jeune griffe horlogère fait ses débuts sur la plateforme de financement partecipatif Kickstarter et ses montres néo-rétro, inspirées du design des années 30 et 40, font un tabac. Alors qu’il ne demandait « que » 65 000 € pour concrétiser son projet, Etienne Malec et ses associés vont en récolter plus d’un demi-million.

Les montres Baltic reprennent les codes horlogers des années 30 et 40, notamment des boîtiers « step case » et leurs verres protégés par une « marche ».
Les montres Baltic reprennent les codes horlogers des années 30 et 40, notamment des boîtiers « step case » et leurs verres protégés par une « marche ». DR

La machine était en marche ! Assemblées en France, les montres Baltic, qui comptaient deux collections à l’origine, la Biocompax manuelle et la HMS automatique, ont récemment étoffé leur portfolio avec une montre de plongée, l’Aquascaphe.

Aquascaphe, disponible fin novembre, dès 579 € en précommande.
Aquascaphe, disponible fin novembre, dès 579 € en précommande. DR

3 questions à Etienne Malec, fondateur de Baltic :

The Good Life : Comment expliquez-vous l’engouement du public pour le neo-rétro ?
Etienne Malec
 : C’est certainement dû à cette recherche de l’innovation constante, qui avance sans laisser le temps au gens de s’attacher à leurs objets. Ainsi, collectionner des pièces vintage, et acheter du néo-vintage, apporte un certain confort. Regarder vers le passé c’est rassurant car ça ne vieillira plus ! Le néo-vintage permet de se retrouver dans cette perspective avec des désagréments en moins : la fiabilité, et une facture allégée avec la flambée des prix de l’horlogerie vintage.

Etienne Malec, 28 ans, fondateur de Baltic.
Etienne Malec, 28 ans, fondateur de Baltic. DR

TGL : Comment est-ce que l’on réussit à rendre hommage au passé sans tomber dans la pâle copie de l’ancien ?
E.M.
 : C’est bien là la difficulté… Il faut prendre les bons éléments du passé, des proportions soigneusement étudiées, des formes et des dessins iconiques des années 30/40 et y ajouter une touche de modernisme avec des tailles revues et des cadrans aux traits plus modernes. Une montre c’est un subtil équilibre, un ensemble de proportions qu’il faut respecter en veillant à apporter des touches d’originalités.

HMS 001, automatique, 399 €.
HMS 001, automatique, 399 €. DR

TGL : Vous avez largement dépassé vos objectifs pour votre première campagne de financement sur Kickstarter…
E.M.
 : Pour être honnête, nous ne nous attendions pas à tel engouement. Plus de deux ans de préparation ont été nécessaires à l’élaboration de cette campagne dont 8 mois à plein temps, le tout avec très peu de moyens. Le succès s’explique par une combinaison de plusieurs facteurs. D’abord le marché de l’horlogerie a beaucoup évolué ces dernières années, les prix des marques iconiques augmente sans cesse, et pas toujours de façon rationnellement explicable pour les clients. Cela a créé une envie de découvrir des marques plus « confidentielles ».  Ensuite, on constate une évolution des modes de distribution. La distribution directe via les « petits créateurs » devient légitime pour le milieu horloger et acheter une montre sur internet est désormais envisageable là où il y a 5 ans c’était encore une aventure risquée.

Biocompax 001, chronographe mécanique, 649 €.
Biocompax 001, chronographe mécanique, 649 €. DR

www.fr.baltic-watches.com


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