Direction le Maroc pour essayer la troisième génération du Volkswagen Touareg. High-tech en diable, l’imposant SUV reste fidèle au diesel. Un brin paradoxal…

Cousin des Audi Q7, Bentley Bentayga et Porsche Cayenne, le Touareg constitue, depuis la disparition du Phaeton, le haut de gamme de Volkswagen. Pour essayer ce mastoc SUV, la marque nous donne rendez-vous au Maroc.

Nous quittons Marrakech direction les montagnes de l’Atlas. Dès que la ville se fait oublier et que l’on grimpe à flanc de collines au début, puis de montagnes ensuite, le cerveau se glisse volontiers dans la peau d’un nomade Berbère. L’exotique décor, fait de petits villages accrochés aux pentes, et de zones désertiques, contribue à l’acceptation de cette métamorphose.

Rendez-vous au Maroc pour le test du nouveau Touareg de Volkswagen.
Rendez-vous au Maroc pour le test du nouveau Touareg de Volkswagen. DR

Les maisons plates, exactement de la même couleurs que le sol, ocre, gris, beige ou parfois presque noir, jouent le camouflage. Dès qu’un oued (rivière ou plutôt ru) se fait jour, une luxuriante végétation apparait, et cela même si le débit d’eau est aussi faible qu’une douche. Les “bleds” poussent dès lors comme par magie.

Un confort bluffant

Pourtant, notre carrosse high-tech nous ramène vite à notre condition d’homme occidental. Le nouveau Touareg est en effet, un monstre de technologie et de confort. On a beau arpenter des chemins défoncés, le confort reste impérial. Le mérite en revient à ces suspensions pneumatiques qui effacent avec une efficacité diabolique ornières, cailloux et trous. La caisse peut même se soulever de 7 cm pour passer un gué ou franchir une difficulté de terrain plus prononcée.

On a beau arpenter des chemins défoncés, le confort reste impérial.
On a beau arpenter des chemins défoncés, le confort reste impérial. DR

En matière stylistique, on quitte nos amis Berbères pour aborder l’univers Star Wars. « A l’avant, on dirait le casque de Dark Vador », résume Anselme, 7 ans. La ligne de la très graphique calandre reprend en effet, le style actuel un brin rigide de VW, dominé par la ligne droite.

La calandre très graphique du nouveau Touareg.
La calandre très graphique du nouveau Touareg. DR

A l’intérieur, c’est la “Silicon Valley”. La planche de bord est remplacée par un “Innovision Cockpit” tout numérique, composé de deux écrans gigantesques, plus vastes qu’un écran de télés des années 70.

L’Innovision Cockpit et ses deux écrans.
L’Innovision Cockpit et ses deux écrans. DR

Des malus costauds pour ce nouveau Touareg 100% diesel…

Il serait cruel d’infliger la liste des innombrables fonctions et équipements à notre lecteur… Qui ne nous a rien fait. Pour résumer, tout y est. Abordons juste l’exceptionnel, comme la vision nocturne via une caméra infrarouge ou encore les phares Led Matrix qui permettent notamment, de minimiser la luminosité sur le véhicule d’en face et ainsi évitent d’avoir à passer en code.

Bizarrement, le capot de ce colosse, dont les prix débutent au-dessus de 50 000 euros, n’accueille pour le moment que deux gros moteurs diesels de 231 et 286 ch… Avec à la clef, un malus compris entre 5 573 et 7 073 euros. Une mécanique hybride rechargeable est bien prévue pour 2019, mais elle serait réservée, signe des temps… aux Chinois.


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