Passion française, le vin n’est pas une boisson comme les autres. Il se bonifie avec le temps, il est la transcription liquide d’un terroir, d’une histoire et d’un savoir-faire. Il se boit seul ou, mieux, partagé avec les amis, la famille. Il est choisi avec délicatesse pour accompagner tel ou tel plat.
The Good Life a rencontré des amateurs qui ne comptent plus en perdre une goutte.

Peu de choses ont changé dans notre façon d’appréhender le vin… Si ce n’est la quantité ! Les Français consomment ainsi moins de vin qu’auparavant, mais il est en contrepartie souvent de meilleure qualité. Ceci explique le succès de certains formats intermédiaires comme les bouteilles de 25 ou 50 cl. Toutefois, les plus mémorables des nectars restent au format classique de 75 cl. Le dilemme : à quoi bon ouvrir une bouteille si c’est pour ne pas parvenir à la finir et qu’elle perde en qualité gustative en étant conservée trop longtemps après son ouverture ? Et s’il existait une solution ?

L’avis d’un passionné

Marc, 45 ans, commercial dans l’industrie automobile

Suis-je un passionné ? Si l’on considère que j’ai déménagé uniquement pour avoir ma propre cave et faire en sorte d’obtenir d’excellentes conditions de conservation, je pense que oui. De par ma profession, je suis souvent sur les routes. Je ne rate jamais une occasion de découvrir et tester un petit vignoble, parfois trouvé au hasard. Plus que d’un nom, j’aime me délecter d’un terroir, d’une histoire et j’ai un faible pour les petits domaines. Mais la production est souvent chiche, parfois très coûteuse et rien ne m’horripile plus qu’un vin éventé. J’ai découvert Coravin chez un restaurateur où je faisais une pause déjeuner. J’ai tout de suite été intéressé car si j’aime boire, et encore plus avec mes amis, il faut admettre que nous ne pouvons plus faire bonne figure aussi facilement que dans notre jeunesse. La modération a aussi du bon, elle permet de déguster avec plus d’intensité. Et je n’hésite plus à multiplier les soirées dégustation à la maison. Je peux varier les plaisirs, faire goûter de petites quantités de nombreuses bouteilles et ces dernières ne perdront pas en saveur 6 mois plus tard quand je les ressors. Enfin, dernier point important, nous ne nous sentons plus obligés de finir une bouteille, c’est plus sérieux pour ceux qui doivent prendre la route.

L’expérience d’un couple épicurien

Marie 32 ans, ingénieure en BTP, en couple

Pour un couple parisien, nous avons fait un choix qui n’est pas si original. Sortir peu et profiter davantage des bonnes choses de la vie à la maison. Je ne consomme que bio et mon ami adore cuisiner. Malgré nos emplois du temps, la proximité de nos bureaux et de notre logement facilite la chose. Toutefois, nous sommes souvent confrontés au même souci, celui des quantités. Nous ne sommes pas au régime, mais pas non plus dans la surconsommation. Épicuriens dans l’âme, nous aimons boire un bon vin avec les plats que nous mijotons. Mon mari avait la fâcheuse tendance à m’imposer un vin qui accompagnerait nos plats durant toute la semaine. En plus de brider sa créativité culinaire, soyons francs, le vin qui a 3 jours…

Étant plutôt geek, j’ai découvert Coravin sur internet et cela a changé notre quotidien. On peut du coup cuisiner du poisson le lundi, une viande rouge le mardi, un repas vegan le mercredi et à chaque fois déguster un des vins de notre cave. Nous avions tendance à nous priver, à prendre parfois des vins moins coûteux pour ne pas avoir l’impression de gâcher. Nous pouvons enfin nous laisser aller, mon ami a même initié les semaines du monde. Il prépare un repas inspiré d’un pays différent chaque jour de la semaine, avec un vin local bien sûr. Nous faisons des découvertes et la bouteille sera terminée lors d’un autre repas. Un peu comme pour le reste de nos loisirs, nous aimons la variété et les découvertes. Seul bémol, il a fallu faire quelques travaux pour installer de quoi stocker correctement nos bouteilles, pas évident avec les volumes parisiens.

Coravin, la technologie au service du plaisir

La solution Coravin nous vient des États-Unis où Greg Lambrecht a inventé, en 1998, Coravin. Ingénieur formé au MIT, l’idée lui est venue durant la grossesse de sa femme. Comment boire du bon vin sans gâcher une bouteille et en étant toujours capable d’emmener la future maman à l’hôpital ? Coravin ressemble à certains ouvre-bouteilles mécaniques, sauf que ce n’est pas un tire-bouchon mais un système de conservation du vin. L’aiguille transperce le liège – permettant ainsi de verser le vin – puis, une fois retirée, elle laisse la place au liège du bouchon qui reprend sa forme initiale. Les connaisseurs vont nous objecter : « et l’oxydation due à l’air ? » Ils ont raison car si l’air reste dans la bouteille, le vin en souffrira. Pour éviter cela, Coravin injecte une dose d’argon, un gaz extrêmement neutre qui pressurise la bouteille, et permet de servir un verre à la fois – aidant au passage à en conserver le contenu. Résultat, vous pouvez verser le même vin des mois plus tard sans perdre une nuance visuelle, gustative ou olfactive.

La petite histoire

Lors de nos pérégrinations, un des cavistes qui commercialise Coravin a pris le temps de nous raconter une petite histoire locale. L’un de ses meilleurs clients, un homme âgé de 82 ans, a pris pour habitude d’acheter à chaque anniversaire d’un de ses quatre enfants une belle bouteille. Il désirait partager ainsi sa passion en famille. Il a poursuivi cette tradition avec ses petits-enfants. La famille étant éparpillée dans toute la France, les anniversaires sont tous regroupés au moment d’une seule grande réunion de famille. Le patriarche se retrouvait toujours  contrarié face à sa famille refusant d’ouvrir une dizaine de coûteuses bouteilles chaque année. Le scandale familial n’était évité que de peu. C’est sa petite-fille, commis de cuisine dans un restaurant parisien, qui lui a offert Coravin. Plutôt sceptique, il a passé 3 mois à tester le concept. Convaincu, il a enfin trouvé la possibilité de faire ouvrir de gré ou de force de belles bouteilles sans que ses enfants ne puissent trouver de prétextes pour refuser. Accessoirement, il s’est remis à acheter des caisses régulièrement.

Coravin est en vente dans les enseignes suivantes : BHV Marais, La Bovida, Du Bruit dans la Cuisine, Cavavin, Comptoir des Vignes, Cuisine Plaisir, Culinarion, Darty, Les Galeries Lafayette, La Grande Epicerie du Bon Marché, Lavinia, Nicolas, Le Printemps, Le Repaire de Bacchus.

 

 

 

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