Le Printemps du goût vient couronner des années de travaux qui ont restructuré l’offre du grand magasin parisien. On y trouve désormais deux étages (bientôt trois) qui offrent le meilleur de la gastronomie française.

Une épicerie dans le ciel de Paris avec une terrasse fantastique et un concept intelligent basé uniquement sur le made in France, il fallait y penser ! « Quand je suis arrivée, il y a trois ans, ma première réaction a été de dire que je voulais la même chose que tout le monde : un rez-de-chaussée avec accès depuis la rue, raconte Emmanuelle Touboul, responsable du Printemps du goût. Et puis nous avons voyagé et constaté que certains foodhalls en étages avaient du succès : La Rinascente, à Milan, Harvey Nichols, à Londres, ou encore KaDeWe, à Berlin. »

C’est donc aux 7e, 8e et 9e étages du Printemps de l’homme qu’il faut grimper pour profiter d’une sélection d’artisans, de produits et d’offres de restauration dans des espaces aérés et jouissant d’une vue absolument exceptionnelle sur les toits de Paris. Tout le monde, y compris ses créateurs, s’accorde à dire que personne ne viendra ici pour ses courses du quotidien, ou pour acheter un morceau de viande ou de poisson ; les clients viendront plutôt pour une préparation charcutière d’exception, un fromage parfaitement affiné, une pâtisserie- signature, du chocolat, des confiseries et quelques conserves fines. Ceux qui travaillent aux alentours – ils sont nombreux – viennent déjà y déjeuner, tandis que les gourmets s’y rendent le week‑end. A cela s’ajoutent les touristes, comme pour tout le reste du magasin.

Les chefs du printemps du goût, Gontran Cherrier, Laurent Dubois, Akrame Benallal et Christophe Michalak (de gauche à droite).
Les chefs du printemps du goût, Gontran Cherrier, Laurent Dubois, Akrame Benallal et Christophe Michalak (de gauche à droite). Manuel Bougot

Cependant, le Printemps, contrairement à son voisin du boulevard Haussmann, déclare vouloir s’adresser avant tout à une clientèle locale, en se différenciant par sa sélection de produits et de marques.

Propriété depuis 2013 d’un groupe qatari et dirigé par l’Italien Paolo de Cesare, le Printemps a déployé un gigantesque projet de rénovation ces dernières années, baptisé Hermes (pour homme, expérience, restauration, maison- beauté, élégance-modernité, service). Après le Printemps de l’homme, le Printemps de la beauté et le Printemps de la maison, le Printemps du goût marque la dernière étape de ce projet, dont le coût total est estimé à 100 millions d’euros.

Espaces de restauration et nouvelle épicerie pour gourmets au Printemps, l’enseigne parisienne des grands boulevards.
Espaces de restauration et nouvelle épicerie pour gourmets au Printemps, l’enseigne parisienne des grands boulevards. Manuel Bougot

Un aménagement réalisé en interne et pour lequel Emmanuelle Touboul a eu carte blanche. « Nous avons dû faire les plans avant d’imaginer l’offre, car il y avait énormément d’installations techniques à prévoir. Nous avons conçu un parcours qui comprend un étage dédié aux produits finis et au savoir-faire des artisans, un autre consacré aux produits frais et peu transformés, et le dernier, avec terrasse, destiné au restaurant. J’ai fait le tour de la France pour trouver de vrais artisans (et non pas des marques), visiter leurs laboratoires et m’assurer de leur capacité à produire. Pour l’épicerie, nous avons d’abord sélectionné 17 000 produits que nous avons soumis à un comité de dégustation composé de professionnels, mais aussi de novices. Ils les ont dégustés à l’aveugle, car le critère numéro un est le goût. Peu importe si le contenant est moche ! »

Espaces de restauration et nouvelle épicerie pour gourmets au Printemps, l’enseigne parisienne des grands boulevards.
Espaces de restauration et nouvelle épicerie pour gourmets au Printemps, l’enseigne parisienne des grands boulevards. Manuel Bougot

Au final, ce sont 2 500 références qui sont proposées, toutes fabriquées en France, y compris les spiritueux (incluant, entre autres, 35 whiskys français). Du côté des artisans cohabitent des noms célèbres (Maison du Chocolat, Gontran Cherrier, Christophe Michalak) et d’autres moins connus ( Maison Balme, spécialiste de la truffe, Maison Dubernet, producteur de charcuterie et de foie gras, Laurent Dubois, MOF fromager). Le chef Akrame Benallal s’occupe de l’offre restauration du 8e étage et prépare les viandes, les poissons et les légumes. Le nom du chef qui règnera, lui, sur le restaurant du 9e étage n’a pas encore été révélé.

Espaces de restauration et nouvelle épicerie pour gourmets au Printemps, l’enseigne parisienne des grands boulevards.
Espaces de restauration et nouvelle épicerie pour gourmets au Printemps, l’enseigne parisienne des grands boulevards. Manuel Bougot

Au total, 500 places assises seront disponibles sur les trois étages. L’histoire ne s’arrête pas là pour Emmanuelle Touboul qui, en plus d’être en constante recherche de saveurs et de produits, a aussi la charge de repenser tous les espaces de restauration du grand magasin. Le Printemps a encore de l’appétit !


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