Bâti en à peine vingt ans, ce quartier est devenu l’emblème d’une Chine nouvelle. Et pourrait incarner une vision un peu déroutante de la ville de demain. S’y perdre permet de prendre le pouls de la réalité économique de la mégapole.

Ralentissement

Il faut faire l’expérience de tenter de parcourir, en sens contraire de la foule, les larges trottoirs de la Century Avenue à l’heure de sortie des bureaux pour comprendre la densité de travailleurs que ces tours accueillent.

Pourtant, les spécialistes constatent tous un certain ralentissement dans le taux d’occupation des immeubles de classe A, les plus prestigieux de Pudong. Ce qui n’est pas pour arranger la situation de la tour Shanghai qui, un an après son achèvement, reste en partie inoccupée. Les raisons de ce demi-échec ne sont jamais clairement expliquées : problème de sécurité, mésentente avec les futurs locataires, chute d’une fenêtre et retard considérable quant à l’aménagement du futur hôtel géré par le groupe hôtelier Jin Jiang. Moyennant un ticket d’entrée au prix prohibitif, le dernier étage est néanmoins accessible aux touristes.

Après avoir emprunté l’ascenseur le plus rapide du monde, ils s’y retrouvent en tête à tête avec les nuages et, si le temps est clément, avec une vue époustouflante sur Shanghai. Pudong est devenu et reste, aux yeux des Chinois, le symbole le plus important de la modernité et de leur puissance économique. Ils sont nombreux, le week-end, à déambuler sur les passerelles hautes qui relient les tours, l’aquarium et les nombreux centres commerciaux de Lujiazui, le nez en l’air et la perche à selfies à la main.

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