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Architecture, design et mode :
les expositions à ne pas rater ce printemps

On commence au musée des Arts décoratifs de Paris pour apprendre à connaitre les vêtements qui ont fait scandal, coté Belgique on (re)explore le bauhaus à Bruxelles et on analyse le textile à Gand. Petite virée à Rome avec l'architecture sacrée du maître Alvaro Siza, avant de revenir à Paris avec Balenciaga.  The Good Life a sélectionné pour vous les expositions à voir ce printemps, bonne visite !

Rome
Alvaro Siza, architecte spirituel
Depuis plus de cinquante ans, l’immense architecte portugais Alvaro Siza développe une œuvre d’un grand raffinement, toute en subtilité, dans le monde entier. Le MAXXI a choisi d’explorer son architecture dans son rapport au sacré : mais plus qu’une exposition, il s’agit ici d’une véritable installation, grâce aux clichés de six grands photographes – dont l’Italien Mimmo Jodice – projetés en continu aux côtés des dessins, projets et objets réalisés par l’architecte. Ses constructions religieuses et ses objets liturgiques sont bien sûr évoqués, mais aussi des édifices civils où la contemplation, l’atmosphère de sérénité ou encore la pureté des lignes et des volumes évoquent tout autant la sacralité, pour une autre expérience de la spiritualité.

Alvaro Siza au Maxxi.
Alvaro Siza au Maxxi. Niccolo Galeazzi Courtesy Fondazione Maxxi

Alvaro Siza, Sacro
MAXXI
Jusqu’au 26 mars.

 

Paris
Balenciaga, l’alchimiste de la couture
« Le maître », le « couturier des couturiers » : c’est ainsi que ses pairs, Christian Dior en tête, surnommaient Cristobal Balenciaga (1895-1972). Hors des modes et de la médiatisation, le couturier espagnol aura habillé des reines du cinéma – Marlène Dietrich notamment – et de vraies souveraines, laissant une trace unique et sophistiquée. Son style inimitable, d’un classicisme absolu et moderne à la fois, fut considéré comme insurpassable. Dans une exposition conçue par le musée de la Mode de la Ville de Paris (palais Galliera), une centaine de ses créations, exclusivement de couleur noire, investissent le musée Bourdelle. On y retrouve l’inspiration espagnole du maître, mais aussi son goût de l’épure, sa technique hors normes, et la dimension presque monacale de ses lignes. Un vrai moment de grâce.

Chapeau en gazar, Balenciaga, 1962.
Chapeau en gazar, Balenciaga, 1962. Julien Vidal / Galliera / Roger-Viollet

Balenciaga, l’Œuvre au noir
Musée Bourdelle
Du 8 mars au 16 juillet.
www.bourdelle.paris.fr
www.palaisgalliera.paris.fr