Peggy Guggenheim Collection

Good Exhibition à Venise : l'arme puissante de Tancredi

Les toiles du protégé de Peggy Guggenheim, Tancredi Parmeggiani, s'affichent au Palais Venier dei Leoni. Pure explosion de couleurs avec vue sur le Grand Canal. Passage obligé, si vous êtes dans la ville des Doges pendant le carnaval.

L’écrivain Dino Buzzati citait « le mythe Tancredi », et Peggy Guggenheim l’avait défini comme « le meilleur peintre italien depuis les Futuristes ». Avec Jackson Pollock, cet artiste originaire de Feltre, décédé prématurément à 37 ans, fut le favori de la mécène américaine. Déjà en 1954, elle l’avait invité au Palais Venier dei Leoni où il avait aménagé un petit atelier ; une relation qui assit définitivement la réputation de Tancredi.

Autoportrait, Tancredi Parmeggiani, 1948.
Autoportrait, Tancredi Parmeggiani, 1948. Collection Facchin

Tancredi : un trait déflagrant

Son signe fragmenté caractérise les premières œuvres essentiellement des portraits et autoportraits – en témoigne la recherche abstraite menée pendant les années cinquante.
Un trait coloré et un peu fou revient systématiquement dans les autres peintures consacrées à la nature et signées par ce peintre éclectique.

Sans titre, Tancredi Parmeggiani, 1950-1951.
Sans titre, Tancredi Parmeggiani, 1950-1951. Bellune

Un talent génial et déréglé ressort encore plus dans les œuvres des années soixante. Ce sont les années de la Guerre froide, moment décourageant et de crise, qui sont à l’origine du nom de cette rétrospective. 90 œuvres en tout, dont une grande partie appartient aux archives du musée vénitien. Mais aujourd’hui, à la Collection Peggy Guggenheim, on peut également admirer quelques toiles prêtées par des collections privées, le MoMA, ou encore le Brooklyn Museum.

W la peinture abstraite, Tancredi Parmeggiani, 1960.
W la peinture abstraite, Tancredi Parmeggiani, 1960. Collection privée

Plus de soixante ans après la rencontre de Tancredi et Peggy Gugghenheim, les vibrations lumineuses de sa peinture investissent à nouveau la lagune. Pour tous ceux qui viendront partager l’ivresse du carnaval de Venise, c‘est l’exposition à voir pendant les prochaines semaines.

Tancredi Parmeggiani à Venise, 1955-56.
Tancredi Parmeggiani à Venise, 1955-56. Fondation Giorgio Cini

 

Mon arme contre la bombe atomique est un fil d’herbe. Tancredi. Une rétrospective.
Collection Peggy Gugghenheim
Jusqu’au 13 mars.
Palazzo Venier dei Leoni, Dorsoduro 701, Venise
Tél. +39 041 2405411
www.guggenheim-venice.it

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