Imaginé pour évaluer les progrès que devaient faire les grandes universités chinoises, le classement, désormais dit « de Shanghai », est devenu la référence, tant pour les responsables d’établissement que pour les universitaires ou les étudiants. Voici le cru 2015, annoncé le 15 août dernier.

Depuis 2013, chaque année à la mi-août, tous les directeurs de petites et grandes universités tremblent. La place de leur école va-t-elle évoluer, dans le bon sens, bien sûr, dans le classement qui désormais fait référence ? Seront-elles dans le top 10, le top 50, le top 100 ou en queue de peloton du classement académique des universités mondiales (ARWU), publié par le centre pour les universités de niveau mondial (CUNM) de l’université Jiaotong de Shanghai ? Autrement dit, comment le classement dit « de Shanghai » va-t-il les juger ?

Chaque année, ce sont 1 200 universités qui sont passées au crible, mais seules les 500 premières sont connues. Certains, bien entendu, contestent la méthodologie utilisée, qui prend en compte le nombre de prix Nobel ou de médailles Fields, les chercheurs les plus cités, le nombre d’articles référencés… Bref, des critères qui pourraient tourner à l’avantage des grandes universités anglo-saxonnes. Qui, il est vrai, trustent toutes les premières places. Parmi les 500 premiers, 146 établissements sont américains ! Et seules trois universités françaises sont présentes dans le top 100. Si cet outil a été créé, à l’origine, pour évaluer le fossé qui séparait les universités chinoises des grandes universités étrangères, force est de constater qu’il reste à la Chine une longue marche à faire : les premières universités chinoises sont encore classées entre la 101e et la 150e place.

Classement de Shanghai.
Classement de Shanghai. Lauriane Pierlot

The good concept store A découvrir dans le concept store