Cet automne, l’image en mouvement surpasse la photographie aux quatre coins de la planète.

Paris
Coproduite avec l’Albertina de Vienne, le Fotomuseum Winterthur et l’Institut d’art de Chicago, l’exposition Provoke est consacrée au magazine qui changea pour toujours la photo japonaise. Trois numéros (1968-1969) ont suffit pour que ce titre au graphisme tonitruant, publié en parallèle des protestations contre la ratification du traité de coopération et de sécurité entre le Japon et les États-Unis en 1960, rassemble les travaux des photographes (Takuma Nakahira, Yutaka Takanashi, Daido Moriyama…), du critique (Koji Taki) et du poète (Takahiko Okada), réalisés dans un contexte politique brûlant qui inspira d’autres photographes, à l’instar de Nobuyoshi Araki, à partir des années 70.
Provoke, du 14 septembre au 11 décembre. www.le-bal.fr

« Protest surrounding the construction of Narita Airport », Anonyme, 1969.
« Protest surrounding the construction of Narita Airport », Anonyme, 1969. DR

Los Angeles
Globale, connectée, collaborative et technologique, l’œuvre tout en films, performances et installations de Doug Aitken explore, depuis les années 90, des situations narratives fragmentées dans d’immenses paysages. Les personnages se trouvent psychiquement et physiquement confrontés à de multiples flux d’informations évoquant la complexité de la communication et des échanges socio‑économiques actuels, le tout sous le coup d’une musique aux limites de l’avant-garde. Récipiendaire du prix Nam June Paik (2012) – récompense au nom de l’artiste coréen précurseur de l’art vidéo –, l’Américain Doug Aitken inaugure sa première rétrospective dans sa Californie natale.
Doug Aitken. Electric Earth, MOCA, du 10 septembre au 15 janvier. www.moca.org

« Black Mirror (Still) », Doug Aitken, 2011.
« Black Mirror (Still) », Doug Aitken, 2011. DR

Turin
Depuis son installation vidéo Even Pricks (2013), Ed Atkins est omniprésent dans la sphère de l’art contemporain au travers des biennales, collections privées et expositions de groupes les plus réputées. Les images de ses films hyperréalistes et existentiels – dans lesquels il se met en scène par l’intermédiaire d’un avatar – sont produites par ordinateur en haute définition et se télescopent avec son art de la prose pour interroger le spectateur sur les affres de la condition humaine. Un pouvoir d’introspection que l’artiste anglais démultiplie avec sa nouvelle exposition dans le site du château de Rivoli, en Italie.
Ed Atkins, Castello di Rivoli, du 27 septembre au 29 janvier. www.castellodirivoli.org

« Even Pricks », Ed Atkins, 2013.
« Even Pricks », Ed Atkins, 2013. DR

Bakou
La très active plate-forme de création à but non lucratif d’Azerbaïdjan, qui lie les institutions culturelles et internationales aux particuliers à travers la production d’expositions, de festivals et d’une action éducative, accueille l’artiste danois Jesper Just pour un nouveau solo show de vidéos entre art contemporain et cinéma, après des passages remarqués à la 55e Biennale de Venise et au palais de Tokyo (2015).
Jesper Just, Yarat Contemporary Art Space, d’octobre à janvier prochain. 

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