Depuis 2012, Google fait tout pour récupérer dans son escarcelle les start-ups les plus prometteuses avant qu’elles ne décollent. Une stratégie qui a permis à la multinationale de s'approprier la réussite de plusieurs entreprises devenues « milliardaires » depuis…

Chez Google, les employés sont encouragés à utiliser 20 % de leur temps de travail pour développer leurs propres idées. C’est dans ce cadre que Suman Prasad et son équipe ont mis au point le Project Sand Hill, un système pour mettre en relation des investisseurs avec les start-ups innovantes de la Silicon Valley. Pour ce faire, ils identifient les jeunes entreprises au développement le plus fulgurant et les font rencontrer des business angels, sans oublier de les arroser de services Google (et de leur faire promettre de programmer pour Android…). Cette initiative a pris une telle ampleur qu’aujourd’hui, Google peut se vanter d’avoir lancé dans le grand bain une centaine de start-ups américaines et quelques dizaines à l’étranger, essentiellement en Chine et en Inde.

Ce projet vient prêter main forte  à « Google Ventures », une structure qui, récemment, n’arrivait plus à suivre – financièrement et techniquement – l’éclosion des innombrables start-ups de la région. Une façon pour Google de rester dans la course technologique tout en accroissant l’utilisation de ses produits, notamment Android. Ces derniers jours, Google s’est en tout cas gargarisé d’avoir permis à 11 entreprises de devenir des « licornes », des sociétés valorisées à plus d’un milliard de dollars, dont Lyft, le concurrent d’Uber.

Reste maintenant à conquérir le reste du monde, notamment les deux principales terres d’innovation que sont l’Inde et la Chine. Deux monstres qui préfèrent pour l’instant les investisseurs locaux pour se développer…

 

The good concept store A découvrir dans le concept store