La cité phocéenne multiplie les actions en faveur du développement de son attractivité. Domiciliation de start-up, implantation de grands groupes et bonne tenue du marché immobilier résidentiel sont autant de signaux qui témoignent d’une nouvelle donne.

Il semble révolu le temps où les Marseillais se réjouissaient secrètement du battage médiatique que subissait leur ville et qui leur permettait de conserver pour eux seuls une qualité de vie alliant lumière, mer et urbanité. Marseille semble désormais bel et bien décidée à faire du bruit et à clamer haut et fort ses atouts. Aux commandes : la ville, mais également la métropole Aix-Marseille-Provence qui, depuis quelques années, se positionne dans les plus grands événements internationaux. « Notre stratégie est de mettre en place des événements d’envergure internationale permettant de faire un focus sur la ville et d’attirer de nouveaux investisseurs. Après Marseille capitale européenne, en 2013, nous avons accueilli l’Euro 2016. En 2017, nous serons capitale euro­péenne du sport et nous avons pour ambition d’accueillir l’Exposition universelle de 2025 », explique Didier Parakian, adjoint au maire de Marseille délégué à l’économie, aux relations avec le monde de l’entreprise et à la prospective.

Une stratégie appuyée par des opérations de réhabilitation urbaine et qui s’est révélée gagnante : la métropole ­accueille aujourd’hui près de 700 entreprises à capitaux étrangers, dont le géant de l’e‑­commerce chinois Alibaba, ou encore Interxion, le spécialiste européen des centres de données. Pour parfaire son développement, la métropole s’appuie sur ses filières d’excellence, numérique et cinéma en tête. « Nous avons rencontré des producteurs lors du Festival de Cannes. Peu de temps après, Netflix a lancé la série “Marseille”, qui est suivie par 100 millions de téléspectateurs », se réjouit Didier Parakian. Côté numérique, la ville n’est pas en reste, avec des structures d’accompagnement dédiées aux projets innovants. « Le numérique a amené un effet d’aubaine sur lequel nous devons capitaliser. Sur les trois bâtiments que compte la pépinière Marseille Innovation se trouvent une centaine de start-up. A terme, ces entreprises en développement attachées à leur territoire seront source d’emplois locale », explique Christian Rey, directeur général de Marseille Innovation. Et du côté des start-­uppers, le calcul est vite fait. « Les services, l’accompagnement et le prix de l’immobilier sont des atouts majeurs pour un créateur d’entreprise », explique Fabrice Blisson, cocréateur de l’application I-Wantit.

De nouveaux venus
Au sein de la ville, ce renouveau se traduit par davantage de visiteurs, dont le séjour est désormais facilité par la liaison Eurostar ­Marseille – Londres, mais également par l’arrivée de nouveaux propriétaires. « J’ai vécu à Marseille quand j’étais enfant, et je me suis toujours promis de retourner y vivre. Avec ma famille, nous avons enfin franchi le pas ! Bien que j’aie vécu vingt ans à San Francisco, ­Marseille reste ma ville préférée au monde », détaille Mark Randazzo, directeur d’Edge Funders ­Alliance. Un choix judicieux : le coût de la vie serait 155 % plus élevé à San Francisco qu’à Marseille. Pourtant, les prix de l’immobilier dans la cité phocéenne ont déjà accusé une jolie progression, notamment dans les quartiers les plus prisés (bord de mer, Vieux Port et Panier). Les prix pourraient encore augmenter dans les années à venir, comme l’explique Anthony Valeix, fondateur et directeur de l’agence immobilière Côte et Ville Marseille : « Il existe toujours un décalage entre l’augmentation de l’attractivité d’une ville et la progression des prix immobiliers. Nos clients sont de plus en plus internationaux. Nous voyons aujourd’hui de nombreux acquéreurs britanniques et américains à la recherche de biens d’exception dans l’ancien, avec un espace extérieur et une vue sur la mer. A l’heure actuelle, une maison de ville face à la mer peut s’acquérir pour moins de 1 million d’euros. » On est loin des prix de la Côte d’Azur, mais, attention, ça va grimper !

Club privé et haute rentabilité

Obtenir un rendement de 10 % en se plaçant sur l’immobilier résidentiel, la promesse a de quoi séduire les épargnants dans le contexte actuel de taux durablement bas et de rendements faibles. Un investissement dans la pierre à Marseille peut aujourd’hui servir un rendement locatif à deux chiffres. Fort de ce constat, Anthony Valeix, fondateur et directeur de l’agence Côte et Ville Marseille, a imaginé Club Investisseurs. « Avec ce club privé, nous avons pour ambition d’offrir à nos membres des biens qui ne sont pas encore sur le marché. Notre rôle est ensuite de les accompagner dans leur investissement en répondant à leurs exigences en termes de risque et de rendement. Ainsi, selon le profil de l’investisseur, nous sommes à même de proposer des biens avec une rentabilité de 5 %, 10 % ou 15 %. Nous nous occupons ensuite de la location et de la gestion du bien. Notre ambition est l’accompagnement sur le long terme, quels que soient le montant de l’investissement et le profil de risque. »

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