Un programme mené par la Commonwealth Scientific and Industrial Research Organization (CSIRO) en collaboration avec Intel Australie vise à équiper les abeilles de la région de puces électroniques. Avec ces petits sacs à dos et un micro-ordinateur dans la ruche, les scientifiques espèrent expliquer le déclin à grande vitesse des pollinisateurs les plus importants de la planète.

En Australie, sur l’île de Tasmanie, une expérience étonnante est menée par un groupe de scientifiques inquiets de la diminution significative du nombre d’ abeilles. Toujours soucieux de se donner une image d’entreprise proche de la nature, Intel finance et participe à cette expérience en fournissant son micro-ordinateur Edison et des puces électroniques qui seront implantées sur le dos des habitantes de la ruche.

Cette puce, qui leur donne une allure d’écolières avec leur sac à dos sur les épaules, servira surtout à recevoir au laboratoire un relevé détaillé et en 3D de leurs déplacements, de l’humidité, de la température et des émanations de chaleur de la ruche. Avec toutes ses informations, il sera ainsi plus facile de connaître les facteurs de stress qui peuvent causer la disparition de certaines espèces.

En effet, les abeilles sont très prévisibles, et le moindre changement dans leur comportement est suspect. Il pourrait indiquer par exemple une  modification de leur environnement. Paulo de Souza, responsable de la CSIRO, rappelle que « si le déclin des ruches est une réalité depuis soixante-dix ans, la tendance s’accélère de façon inquiétante ces dernières années. » Une inquiétude légitime puisque les pollinisateurs, dont 20 000 espèces d’abeilles, contribuent directement à 75 % de la production alimentaire mondiale selon l’ONU.

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