L’historique des messages qui dort sur des serveurs depuis trop longtemps ou les photos envoyées que l’on regrette : tout cela, c’est terminé grâce à Kisapp, une alternative 100 % anonyme aux messageries des géants du Net, dont le respect de la vie privée inquiète leurs utilisateurs.

Née entre les mains d’un jeune entrepreneur français, Kevin Ansiau, Kisapp pourrait révolutionner notre usage des messageries instantanées. Le principe de l’application est simple : un service de chat efficace et ergonomique qui garantit la sécurité des informations partagées. « Notre objectif était de réinventer la messagerie telle qu’on la connaît, en conciliant sécurité et expérience utilisateur dans une application bourrée de fonctions inédites et fun », décrit Kevin Ansiau.

Diplômé d’une école de commerce, Kevin Ansiau décroche une opportunité pour lancer sa carrière chez JCDecaux en Angleterre. Deux ans plus tard, il décide que son idée de messagerie instantanée est suffisamment mature pour être lancée. C’est alors que Kisapp est née.
Diplômé d’une école de commerce, Kevin Ansiau décroche une opportunité pour lancer sa carrière chez JCDecaux en Angleterre. Deux ans plus tard, il décide que son idée de messagerie instantanée est suffisamment mature pour être lancée. C’est alors que Kisapp est née. DR
L’application détruit les messages en temps réel.
L’application détruit les messages en temps réel.

L’anonymat derrière Kisapp dépasse le simple cryptage déjà en place chez le concurrent Telegram, qui ne dispose d’une réelle charte de sécurité… « Nous avons élaboré une technologie “éphémère intelligente” – pour l’instant en instance de brevetage – qui est la seule véritablement éphémère à ce jour, avance Kevin Ansiau. Sur Kisapp, pas besoin d’interagir avec des boutons pour faire en sorte que ses messages disparaissent. Ils s’auto-détruisent intelligemment. » Cela en fait la première application de messagerie instantanée indéchiffrable.

Même les ingénieurs derrière l’application ne sont pas en mesure de déchiffrer les conversations. Une fois qu’elles sont détruites, elles le sont pour toujours. Et pour éviter qu’un Etat vienne mettre son nez dans les serveurs de Kisapp, ils sont implantés en Suisse, « une référence en matière de lois sur la vie privée et la confidentialité des données », justifie Kevin Ansiau. Bonus : l’application est open source et donc disponible aux organismes et spécialistes qui souhaiteraient l’utiliser.