Une entreprise de logiciels kenyane s’est associée au leader des télécoms local pour lancer une application concurrente à Uber, le géant des VTC récemment installé à Nairobi.

Little Cab est une application de commande de taxis développée par Craft Silicon, une entreprise de développement de logiciels kenyane. La société s’est associée à Safaricom, premier opérateur téléphonique du pays, pour profiter de son portefeuille de clients, de son réseau mais aussi de son système de paiement mobile M-Pesa. L’objectif est de concurrencer Uber, installé depuis décembre 2014.

Little Cab « offre une quantité de services exclusifs » selon Rita Okuthe directrice financière de Safaricom. En plus d’être « les plus abordables du pays », ils sont aussi « les seuls du marché à offrir du Wi-Fi ». De petits détails, mais qui semblent avoir leur importance sur un marché très concurrentiel. Concernant la sécurité des passagers, suite à quelques plaintes déposées à l’encontre de certains chauffeurs Uber, Little Cab permet de « choisir une femme comme chauffeur, pour rassurer la clientèle féminine ». Rita Okuthe promet aussi qu’il n’y aura pas de surge pricing, cette pratique qui consiste à augmenter les prix aux heures de pointe, quand peu de chauffeurs sont disponibles, et dont l’entreprise américaine est coutumière.

Le Kenya pionnier du paiement mobile

Créé en 2007, le système kenyan de paiement par mobile M-Pesa compte aujourd’hui plus de 16 millions d’utilisateurs mensuels. Propriété de Safaricom, M-Pesa doit une grande partie de son succès à sa simplicité : n’importe quel téléphone équipé d’une carte SIM permet de transférer de l’argent. Il s’est étendu à plusieurs pays africains et jusqu’en Europe de l’Est. Pour exister face à Uber, Little Cab mise beaucoup sur la popularité de M-Pesa au Kenya.

De quoi effrayer Uber ? Nate Anderson, directeur général de la filiale kenyane, ne semblait pas inquiet quand il a récemment déclaré à Reuters que « la concurrence était une bonne chose ». Pourtant, Little Cab ne manque pas d’ambition, Rita Okhute confirme que l’objectif est d’atteindre le million de courses sur les six prochains mois et d’embaucher plus de 2 000 chauffeurs. Une bonne nouvelle dans un pays où la tension entre taxis et VTC est à son maximum depuis l’arrivée d’Uber…

 

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