La semaine dernière, à La Havane, le président colombien Juan Manuel Santos a signé un traité de paix avec le chef des Farc, Timoleon Jimenez. La fin d’une guerre qui a fait 220 000 victimes officielles, une centaine de milliers de disparus et 6 millions de réfugiés ?

Le conflit entre la milice colombienne et les différents gouvernements dure depuis plus de soixante ans… Entre enlèvements spectaculaires, trafic de drogue et attentats, cette guerre civile était l’une des plus médiatisées du monde, et la jungle de Colombie la plus tristement célèbre du continent. Une routine presque, pour des habitants qui, comme l’a déclaré l’écrivain Gabriel Garcia Marquez au Guardian, ne croyaient plus en la paix après plus de trente ans de négociations infructueuses.

La Colombie a dû faire des compromis, les Farc s’en sortent indemnes

Finalement, les quatre dernières années ont été les plus fructueuses et c’est en terrain neutre, à Cuba, que le traité de paix a été signé. Un point de non-retour pour les deux parties. Et si cette fois, la paix a des chances sérieuses de s’instaurer, c’est surtout parce qu’un point hautement controversé a été validé par le président Juan Manuel Santos : la sécurité garantie pour les anciens membres des Farc. Autrement dit, on passe l’éponge, on oublie tout. Mieux, les anciens miliciens seront accompagnés pour une éventuelle entrée en politique…

Une condition qui a du mal à passer localement, où seuls 20 % des Colombiens approuvent cette disposition. Peu importe, le président, qui n’est pas au mieux dans les sondages a, selon la presse, préféré mettre fin à la guerre au risque de sacrifier son avenir politique, plutôt que relancer un processus de négociations stériles…

Les autres détails de l’accord ici.

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