Qui stoppera Travis Kalanick dans sa stratégie d’« ubérisation » de la planète ? Accra (Ghana) est la huitième métropole d’Afrique subsaharienne à accueillir le leader mondial du VTC. Une annonce qui s’inscrit dans la volonté d’expansion du géant américain sur le continent africain.

A ce jour, Uber est parvenu à s’implanter dans 468 villes à travers la planète. Même si cette conquête ne se fait pas sans difficultés, l’entreprise californienne continue d’adopter une attitude aggressive. C’est donc tout naturellement qu’Uber s’installe sur d’autres continents, où, ils l’espèrent, les pouvoirs publics seront plus coulants. L’Afrique subsaharienne parait plutôt réceptive car Accra (Ghana) est la huitième ville de la région où Uber pose ses valises. Alon Lits, son général manager en Afrique, a déclaré dans un communiqué que « les habitants d’Afrique subsaharienne sont prêts à accueillir l’innovation et la technologie ». Il est vrai que l’indigence des transports publics dans les villes de la région pénalise ses habitants. Uber pallie ainsi à un problème sociétal majeur. Pour ce qui est des conditions de recrutement des chauffeurs, un système de permis délivré par les autorités est en place : les chauffeurs obtiennent une autorisation seulement si leur casier judiciaire est vierge.

Cependant, Uber n’est pas acclamé partout en Afrique. Les chauffeurs de taxis kenyans ont récemment demandé l’interdiction du service américain, pour les mêmes raisons que dans les capitales européennes. Néanmoins, le futur d’Uber en Afrique se montre globalement sous de beaux auspices car la semaine dernière, c’était à Kampala (Ouganda) que s’installait l’Américain. A venir ? Un bureau en Tanzanie dans les mois prochains. La romance africaine d’Uber est loin d’être terminée…

Voici une petite infographie active pour resituer le développement d’Uber en Afrique.

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