Alors qu'en France, la question du statut légal d'Uber fait toujours débat, la ville d'Austin (Texas) vient de se prononcer en faveur de l’encadrement du service de VTC. Une décision qui a fait fuir le géant et qui résonne avec une situation similaire au Québec.

C’est un référendum un peu spécial qui se tenait à Austin ce samedi. Les habitants se prononçaient sur l’obligation pour les chauffeurs Uber de fournir aux autorités des relevés d’empreintes digitales, une mesure de sécurité déjà appliquée aux taxis. C’est le « pour » qui l’a emporté et les deux entreprises visées, Uber et son homologue Lyft, ont décidé de quitter la ville plutôt que se soumettre à cette réglementation.

« Partir plutôt qu’obéir », voilà la stratégie que semble adopter Uber ces temps-ci. Au Québec, pour les mêmes raisons qu’au Texas, l’entreprise californienne menace le gouvernement de suspendre ses activités si elle doit respecter les mêmes règles que les taxis. Le maire de Montréal, Denis Coderre, ne s’en émeut pas et a répondu à cet ultimatum par un « Bye bye » cinglant.

En France, la loi Thévenoud encadre les activités d’Uber comme celles des autres véhicules avec chauffeurs depuis 2014. Ils n’ont pas le droit de faire de maraude (circuler à la recherche d’un client) et doivent retourner au garage entre chaque course… Des mesures insuffisantes selon Gérald Castet, membre de l’association Taxis de France. Pour lui, « il n’y a aucun conflit entre Uber et les taxis, ce sont les Etats qui trahissent les règles du jeu. A métier égal, les règles fiscales doivent être les mêmes. » Le début d’un dilemme pour Uber : continuer de refuser de respecter tout encadrement réglementaire et quitter ceux qui n’acceptent pas ses conditions ou s’y soumettre pour pérenniser son activité. A New York, l’entreprise a accepté que ses chauffeurs se soumettent au relevé d’empreintes…

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