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L'Arabie Saoudite maintient la pression sur l’or noir

Le ministre saoudien du pétrole Ali Al-Naïmi, qui préconisait un ralentissement de la production vient d’être remplacé par Khaled Al-Faleh, partisan d’un maintien du rythme actuel. Une mauvaise nouvelle pour tous ceux qui espéraient voir le prix du baril remonter.

Le prix du pétrole est en baisse constante depuis 2013. En cause, la surabondance de l’or noir qui découle d’une production intensive, notamment dans les pays du Golfe, et au boom du pétrole de schiste américain. Face à cette chute, de nombreuses voix s’élèvent en faveur d’une stabilisation du marché. Le but serait de fermer les vannes des pays producteurs et d’écouler les stocks afin de stimuler la demande. C’était notamment le souhait d’Ali Al-Naïmi mais il n’aura pas l’occasion de passer à l’acte. L’ancien ministre du pétrole d’Arabie Saoudite vient en effet d’être remercié et remplacé par Khaled Al-Faleh, qui n’est autre que le patron d’Aramco, la compagnie pétrolière de l’Etat.

Pour l’Arabie Saoudite, ce remaniement est à nouveau l’occasion d’affaiblir ses principaux concurrents comme les producteurs de pétrole de schiste ou d’hydrocarbures issus de sables bitumeux, plus coûteux à extraire.

Pour autant, malgré cette stratégie agressive, Riyad ne mise pas tout sur l’or noir pour assurer son avenir. Comme Total, l’Arabie Saoudite semble s’ouvrir à d’autres sources d’énergie. Comme un symbole, le ministère du Pétrole a été récemment rebaptisé « Ministère de l’énergie, de l’industrie et des ressources minières ».

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