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Il fait briller la Monnaie de Paris
Christophe Beaux

« Je ne suis pas un “fils d’archevêque” et je ne suis pas tombé, tout petit, dans la marmite du secteur public ! » lâche Christophe Beaux, patron de la Monnaie de Paris. Même s’il a fait l’ENA (promotion 1994 Saint-Exupéry), après HEC et Sciences-po, ce séduisant quadra n’est pas de ces énarques dont la voie royale consiste à surfer d’un cabinet ministériel à l’autre. « Ma fibre d’entrepreneur est mon fil rouge, observe-t-il. Même à Bercy, je traitais du soutien aux entreprises. » En 2007, il prend la direction de la « vénérable » à l’image compassée, vite appelée à devenir, sous la gouverne de cet ancien vice-président de JP Morgan Europe (il fut aussi attaché financier au consulat général de France à New York), l’une des perles du business culturel parisien. Sa galerie d’expos d’art contemporain, ses boutiques, son restaurant Guy Savoy et, bientôt, son jardin drainent un public hier encore étranger à ce monument de la numismatique. « Il faut savoir transformer pour sauver », clame Christophe Beaux. Et de citer Tancrède dans Le Guépard : « Pour que tout reste comme avant, il faut que tout change. » La maxime aurait pu lui ouvrir les portes de France Télévisions, dont il fut le candidat déçu à la présidence. Une simple contrariété pour cet homme de réseaux à l’aura galopante.

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