Au-delà du débat assez stérile quant à la question de savoir si la bande dessinée est un art, a priori tranchée depuis qu’elle a été estampillée neuvième art, et si c’est un art mineur ou savant, Christophe Quillien met en avant les relations presque incestueuses entre la bande dessinée et les arts dits majeurs. BD et peinture (les arts premiers revus par Hergé dans L’Oreille cassée ou dans Les Cigares du pharaon). BD et design (souvenons‑nous de Spirou et Fantasio assis dans le sublime fauteuil Lady signé Marco Zanuso). BD et cinéma (Le Chat du rabbin de Joann Sfar ou Persepolis de Marjane Satrapi)… Rappelant, au passage, qu’avant que Roy Lichtenstein ne donne, sûrement sans le vouloir, ses lettres de noblesse au genre, Gustave Doré ne faisait ni plus ni moins que de la bande dessinée, et que l’on peut dater les premiers mangas au VIIIe siècle.

Art et BD, par Christophe Quillien, préface de Pierre Sterckx, éditions Palette. 96 p., 24,80 €.

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