DR
Montres et horlogerie

IWC Portofino
Jet-set au poignet

Plan fixe en noir et blanc.
Un petit bateau de pêche oscille à l’aplomb d’un village. On reconnaît Portofino, sublime escale de la côte ligure, que Maupassant décrivait comme « un arc de lune autour d’un bassin calme ». La ­caméra de Peter Lindbergh tourne vers la droite. Une voiture descend parmi les arbres. Une Mercedes cabriolet. Travelling. On entre dans le village sur un air bien crémeux de Fred Bongusto. « Amore fermati… » Christoph Waltz et Ewan McGregor, en costume, discutent à la table d’un café quand, soudain, leur attention semble se porter sur autre chose. Contrechamp. « Amore baciami, siamo soli, amore baciami… » Les visages de Cate Blanchett, d’Emily Blunt et de Zhou Xun. Puis les trois grâces apparaissent ensemble dans l’encadrement d’un chemin, smokings faussement négligés, petit matin oblige. Les regards se croisent, les conversations s’engagent avant que ces dames ne décident d’aller faire un tour en Riva. Les violons redoublent. « Stasera appartiene a noi… Amore baciami… » ­Retour à la trattoria. On admire les montres, on boit un limoncello et tout le monde au lit, hop ! hop ! hop ! Fin du fantasme, on a fait le tour, on n’est pas dans un film d’Antonioni…

Jouer avec nos fantasmes
Rien de tel qu’un film de Peter Lindbergh pour fêter un anniversaire, en l’occurrence celui de la collection Portofino et de sa nouvelle déclinaison Midsize, une ligne aux ­cadrans de 36 mm sertis de diamants plu­tôt destinée aux femmes. Rien de tel pour démon­trer la force du storytelling, un art parfaitement maîtrisé par IWC et qu’incarne le modèle Portofino, inspiré par le fantasme de cette dolce vita vintage et qui en renvoie ­désormais une image « modernisée ». Vous suivez ? Tout commence en 1981. L’époque amorce un retour à une certaine élégance classique et les designers d’IWC s’inspirent de leur modèle de poche Lépine pour concevoir une nouvelle montre-bracelet, car elle possède tout ce qu’il faut pour devenir un classique : design sobre, chiffres romains élancés et petite seconde à 6 heures. Sertie dans son boîtier rond de 46 mm, la première Portofino – qui ne portait pas encore ce nom – fait aussitôt sensation. Deux qualités frappent alors l’attention : l’affichage des secondes à 9 heures, dû au fait que, dans un mouvement de montre de poche Lépine, la petite seconde est toujours en ligne avec la couronne de remontoir, et l’équilibre visuel de l’ensemble, assuré par l’affichage des phases de Lune en verre aventuriné de Murano. Fort de ce succès, en 1984, IWC Schaffhausen présente la famille des montres Portofino (réf. 5251) sous le ciel même de cette côte ligure, devenue le rendez-vous de la jet-set internationale et ­l’incarnation de l’élégance italienne depuis les années 50.

Un objet de désir
Née sous les auspices d’une telle légende, la famille Portofino va continuer d’enchaîner les réussites, dévoilant chaque fois de nouveaux garde-temps pétris de classe intemporelle. Parmi les grandes réussites, il faut citer, en 1988, pour les 120 ans de la manufacture, la référence 2532, dans un boîtier en or avec chiffres romains et calibre à remontage manuel IWC, et la référence 3731, animée par le mouvement hybride calibre 631. En 1993, IWC lance la Remontage Manuel (réf. 2010) avec un mouvement de 1,85 mm d’épaisseur. En 2004, IWC agrandit le diamètre du boîtier de la Portofino Automatic (réf. 3533) pour le porter à 38 mm. En 2007, la collection accueille pour la première fois un chronographe intégralement mécanique (réf. 3783) avant que, pour les 140 ans, une nouvelle Remontage Manuel (réf. 5448) ne vienne rendre un hommage formel à la toute première Portofino. Mais s’il ne fallait en garder qu’une, ce serait sans doute la Portofino Remontage Manuel Huit Jours, créée en 2011 et dotée du mouvement de manufacture calibre 59210. Devenu l’emblème de la collection, ce garde-temps harmonieux a largement atteint cette élégance nostalgique dont il se réclame. Mieux, en nouant son bracelet en alligator de la maison Santoni, on comprend que le plaisir s’écrit au présent. Et qu’à trop vouloir regarder les albums de photos en noir et blanc, on en oublierait que les citronniers de la Riviera fleurissent chaque année, et que c’est savoir profiter de cette éternité-là que l’on nomme justement dolce vita.

IWC en neuf dates

  • 1868 : fondation historique de la manufacture IWC par Florentine Ariosto Jones.
  • 1981 : premier modèle de Portofino, inspiré du modèle de montre de poche Lépine.
  • 1984 : présentation de la première famille de Portofino (réf. 5251).
  • 1988 : boîtier or, chiffres romains et calibre à remontage manuel IWC (réf. 2532).
  • 1993 : Remontage Manuel (réf. 2010).
  • 2004 : Automatic (réf. 3533).
  • 2007 : chronographe mécanique (réf. 3783).
  • 2011 : Remontage Manuel Huit Jours (réf. 5101).
  • 2014 : collection Midsize avec boîtier de 36 mm.

 

Thématiques associées

The Good Spots Destination Suisse