Avec l’ouverture récente de son premier pop-up store à Pigalle, Lola James Harper a attiré l’attention de The Good Life qui a cherché à en savoir plus sur cette marque indéfinissable.

Difficile à première vue de coller une étiquette sur Lola James Harper et un tour sur le site internet ne nous avance pas plus… Photographies, bougies, eaux de toilette, mobilier, musique, la marque fondée par le Français Rami Mekdachi est déroutante. A l’occasion de l’ouverture de sa première boutique propre, un pop-up store dans le quartier branché de SoPi, The Good Life a rencontré ce créateur couteau-suisse pour décrypter le phénomène. Il nous parle du futur de sa marque, de la création d’un tea-shop à l’ouverture prochaine d’un hôtel en passant par la réalisation d’un film.

Rami Mekdachi, fondateur de Lola James Harper.
Rami Mekdachi, fondateur de Lola James Harper. DR

Bon à l’école, Rami Mekdachi se lance dans des études pour devenir directeur artistique. Très vite contacté par L’Oréal après son diplôme, il décide pourtant de partir aux Etats-Unis pour assouvir ses deux autres passions : la musique et la photographie. Là-bas, il tourne avec son groupe, use ses pellicules, côtoie de grands labels comme Naïve Records (Benjamin Biolay, Carla Bruni) mais doit rentrer en France gagner sa vie. Il est donc embauché par le géant du cosmétique qui ne l’a pas oublié et choisi d’instinct le parfum. Pourquoi ? « C’est poétique, un peu comme la photo, une odeur c’est un instant, un lieu, des souvenirs… », nous répond Mekdachi, qui retrouve alors dans son travail les sensations qu’il ressentait en jouant les globetrotters.

Le pop-up store de la marque au 30, rue Henry Monnier (Paris 9).
Le pop-up store de la marque au 30, rue Henry Monnier (Paris 9). DR

En 2013, il lance Lola James Harper – un nom choisi par ses enfants – avec des parfums d’ambiance, des bougies et des eaux de toilette qu’il propose à Colette, sous le charme. Le début d’une histoire qui dure depuis quatre ans. Présents dans de nombreux grands magasins à Londres, New York, Los Angeles, et Paris, au Bon Marché notamment, on y trouve les « produits » ajoutés au catalogue de la marque depuis sa création : des photographies signées Rami Mekdachi, des polaroids à tirage unique, des mantras, un vinyl store, et même des meubles réalisés avec Kann Design. « Tout ce que l’on vend ici est le fruit de différentes rencontres, quand j’ai une idée j’essaie de trouver des personnes avec qui j’ai envie de travailler, qui m’aideront à concrétiser ce que j’ai en tête ». Pas un concept-store – puisqu’ici il n’y a pas de curation, que des produits Lola James Harper – pas vraiment une boutique spécialisée non plus… Quel est alors le sujet de la marque ?

Lola James Harper, une lifestyle brand ?

« J’aime les voyages, la photographie, la création de parfums, le design, la musique… J’ai eu la chance de vivre pleinement chacune de mes passions et je ne voulais pas garder tout ça pour moi, ça s’est fait naturellement ». Rami Mekdachi définit sa marque comme une lifestyle brand – à l’instar de ses copains de Blitz Motorcycles. Pas clair ? Il précise, « je ne suis pas un faiseur qui fabrique pour une clientèle, je suis comme un client qui fait appel à des faiseurs ». Avec son expertise dans plusieurs domaines qui plaisent à nombre de ses contemporains, il a donc trouvé la recette d’un concept qui fonctionne.

Le corner Lola James Harper au Bon Marché, avec du mobilier co-signé avec Kann Design.
Le corner Lola James Harper au Bon Marché, avec du mobilier co-signé avec Kann Design. DR

Un concept total. Ainsi, dès le mois de février, il investira un grand espace de 300 m² au Bon Marché. Ici, il installera un bar – Lola James Harper a sélectionné des blends chez Terres de Café et Dammann Frères pour sortir une ligne de thés et cafés – un studio de musique, une expo photo, du mobilier siglé LJH et… une réception ! « Cette installation sera une reconstitution du lobby de notre futur hôtel », confie le créateur. Un hôtel qui ouvrira ses portes à Paris à la fin 2018 – le choix du lieu n’est pas définitif – en partenariat avec AccorHotels, avec un studio d’enregistrement à la place du spa et où un terrain de basket remplacera l’habituelle salle de sport.

Lola James Harper à Londres, un aperçu du futur hôtel ?
Lola James Harper à Londres, un aperçu du futur hôtel ? DR

Et l’hôtellerie n’est pas le dernier domaine où Lola James Harper mettra son premier pied en 2018. La sortie d’un film est également à l’ordre du jour, Rami Mekdachi négocie en ce moment avec des distributeurs. Le titre ? With, forcément. « C’est une compilation d’archives filmés lors de nos tournées américaines, aucune n’est datée ou localisée, comme nos photos, pour laisser le spectateur s’imaginer ce qu’il a envie. », lâche le créateur/réalisateur. The Good Life a pu le voir en avant-première… et a aimé !

Pop-up store Lola James Harper 
30, rue Henry Monnier (Paris 9), jusqu’en mai.
www.lolajamesharper.com


 

The good concept store A découvrir dans le concept store