L’entreprise californienne, leader du marché de la moto électrique, a présenté ses nouveaux modèles prometteurs pour 2018. Zero Motorcycles fabrique ses bécanes silencieuses depuis plus de 10 ans, et n’est pas prête de s’arrêter !

Tout a commencé dans un garage de Santa Cruz, en Californie. C’est dans cette ville de skateurs et de cyclistes, que Zero Motorcycles est née quand Neal Saiki, ancien ingénieur de la NASA, bricole des motos électriques. Les premiers prototypes sont soumis aux tests de clients intrigués dès 2006. Bien avant les historiques BMW et Harley Davidson, qui ne se penchent sérieusement sur la question que depuis le début de la décennie. En 2010, la firme californienne s’internationalise et les carnets de commandes se noircissent. Le premier modèle, la Zero S cartonne et une seconde référence vient se greffer au catalogue de la marque, la DS pour « dual-sport ».

La Zero DS et son nouveau coloris Kaki, pleine de rage ! A partir de 12 590 €.
La Zero DS et son nouveau coloris Kaki, pleine de rage ! A partir de 12 590 €. DR

Neal Saiki quitte le navire en 2011 après une levée de fonds de 17 millions de dollars pour se consacrer à un projet d’hélicoptère à propulsion humaine, avant de monter son cabinet de consulting. Pendant qu’il traversait ses multiples vies, Zero Motorcycles a continué de grandir, ajoutant de nouveaux modèles (six aujourd’hui), doublant ses recettes chaque année, jusqu’en 2015. La firme connaît toujours une croissance à deux chiffres, multipliant ses distributeurs et signant des partenariats solides, notamment avec les forces de l’ordre et l’armée. Plus d’une centaine d’administrations à travers se sont équipées de véhicules Zero.

La Zero FX, petite mais hargneuse. A partir de 12 290 €.
La Zero FX, petite mais hargneuse. A partir de 12 290 €. DR

Un succès qui s’explique par la qualité des matériaux utilisés – les mêmes aluminiums que ceux utilisés dans l’aéronautique –, un moteur breveté, le Z-Force, un statut de pionnier, des prix plus élevés que la concurrence (entre 12 000 et 22 000 €) qui, par la force des choses, place directement Zero Motorcycles dans le haut du panier des constructeurs, mais aussi par la rareté relative des motos électriques. A l’heure où les gouvernements viennent un par un à la barre proclamer la date de péremption du diesel (voire de l’essence) dans leurs pays. L’hybride, au moins, l’électrique, au mieux, sont devenus très sexy. L’effet Tesla ?

2018, une année charnière pour Zero Motorcycles ?

Zero Motorcycles propose aujourd’hui quatre gammes de véhicules et six modèles. Les S et SR, sportives et haut-de-gamme, simples et efficaces, qui ont la plus grande autonomie de toutes les motos du constructeur. Les DS et DSR, plus à l’aise en dehors des sentiers battus, la FX, racée et robuste, équipée du fameux groupe moteur Z-Force et enfin la FXS, le modèle musclé, minimaliste et tout-terrain. Leurs points communs ? Une allure toujours très agressive, des lignes classiques… Rien ne laisse présager au profane qu’il s’agit d’une bécane électrique.

La FXS pour les casse-cous urbains ! A partir de 12 290 €.
La FXS pour les casse-cous urbains ! A partir de 12 290 €. DR

Problème ? Le même que sur tous les véhicules électriques d’aujourd’hui, la batterie. Entre le très long temps de recharge et l’autonomie relativement faible (surtout passés les 110 km/h), c’est souvent « le » frein qui empêche un potentiel client de passer le cap. Justement, Zero Motorcycles a annoncé ses nouveautés pour 2018, à retrouver dans les 20 concessions françaises dès cet automne. Parmi les améliorations apportées par la firme à ses modèles, l’augmentation de l’autonomie de 10 %. Désormais, le motard pourra rouler jusqu’à 359 kilomètres en ville (180 sur autoroute).

La Zero DSR, à partir de 18 950 €.
La Zero DSR, à partir de 18 950 €. DR

Et ce n’est pas tout ! Un nouvel accessoire, le Charge Tank (en option à 2 710 €), permettra de recharger sa moto 10 fois plus rapidement que sur les anciennes Zero. Soit une heure pour un refill de 80 %. L’application mobile destinée aux propriétaires va également être améliorée. Le client pourra ainsi mettre à jour lui-même le logiciel de sa moto, sans passer par le concessionnaire. S’il reste encore beaucoup à faire pour rendre l’électrique attrayant pour les motards aguerris, Zero Motorcycles ne cesse de progresser.

D’améliorations salutaires en petites révolutions, le constructeur californien marque chaque année de plus en plus son territoire dans le petit monde du deux-roues. 

www.zeromotorcycles.com

Fiches techniques

Zero S, en fonction des options : 

  • Puissance nette : entre 31 et 60 ch.
  • Vitesse maximale : entre 139 et 153 km/h.
  • Poids : entre 142 et 205 kg.
  • Autonomie en ville : entre 143 et 359 km.

Zero SR, en fonction des options : 

  • Puissance nette : 69 ch.
  • Vitesse maximale : 164 km/h.
  • Poids : entre 188 et 208 kg.
  • Autonomie en ville : entre 288 et 359 km.

Zero DS, en fonction des options : 

  • Puissance nette : entre 31 et 60 ch.
  • Vitesse maximale : entre 139 et 158 km/h.
  • Poids : entre 144 et 207 kg.
  • Autonomie en ville : entre 132 et 238 km.

Zero DSR, en fonction des options : 

  • Puissance nette : 69 ch.
  • Vitesse maximale : entre 158 km/h.
  • Poids : entre 190 et 210 kg.
  • Autonomie en ville : entre 262 et 238 km.

Zero FX : 

  • Puissance nette : 44 ch.
  • Vitesse maximale : 137 km/h.
  • Poids : 131 kg.
  • Autonomie en ville : 146 km.

Zero FXS : 

  • Puissance nette : 44 ch.
  • Vitesse maximale : 132 km/h.
  • Poids : 133 kg.
  • Autonomie en ville : 161 km.


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