Erotisme japonais, images du quotidien, portraits de stars et Karl Largerfeld convié à Paris Photo nous invitent à l’extraordinaire : tour d'horizon des expos photo à ne pas manquer prochainement.

Tour d’horizon en cinq expos photo à ne pas rater en Europe cet automne

1 – Berlin – Un musée, trois photographes…

Le temps d’une exposition, la fondation Helmut Newton croise le regard de trois jet-setters photographes : Mario Testino, Jean Pigozzi et le maître des lieux. Le premier présente des nus, le deuxième des portraits de VIP (dont celui de Mick Jagger, de Liz Taylor ou de Naomi Campbell) se prélassant autour de sa piscine du cap d’Antibes. Quant à Helmut Newton, des tirages originaux sont pour la première fois extraits des archives.
Vogue Paris, Mario Testino, 2001.
Vogue Paris, Mario Testino, 2001.

Mario Testino, Undressed. Helmut Newton, Unseen. Jean Pigozzi, Pool Party.
Museum für Fotografie
jusqu’au 19 novembre
www.helmutnewton.com

 

2 – L’Isle-sur-la-Sorgue  – Lartigue, en couleur

En 1986 mourait Jacques Henri Lartigue, à 92 ans. La célébrité lui était tombée dessus tardivement, en 1963, lorsque le MoMA, à New York, exposa 43 de ses clichés noir et blanc. Pourtant, parmi les 110000 photos prises par Lartigue tout au long de sa vie, nombreuses sont en couleur. Le bleu du ciel, le rouge d’un rideau, le vert céladon d’une façade… composent un nuancier subtil, avec lequel il enregistre son quotidien – dont le portrait officiel du président Valéry Giscard d’Estaing, en 1974. « Le paradis est partout, mais on ne le voit pas », déclarait celui qui voulait « empailler » le bonheur. Et pourquoi pas à L’Isle-sur-la-Sorgue ?

“Florette”, J. H. Lartigue, Vence, mai 1954.
“Florette”, J. H. Lartigue, Vence, mai 1954. Ministère de la Culture - France / AAJHL

Jacques Henri Lartigue. La vie en couleurs
Campredon Centre d’Art
Du 28 octobre au 18 février
www.campredoncentredart.com

3 – Paris – Rendez-vous incontournable
Avec près de 180 galeries venues du monde entier, Paris Photo représente la plus grande foire internationale dédiée à la photographie. La 21ème édition promet aux amateurs, aux professionnels et aux collectionneurs (60 000 visiteurs en 2016) de découvrir le meilleur de la création photographique, de ses origines à nos jours. Cette année, Paris Photo accueille un « dilettante professionnel », Karl Lagerfeld, qui a conçu un parcours parmi les milliers d’œuvres exposées. Une autre manière de découvrir la foire et l’univers esthétique du directeur artistique de la maison Chanel.

Expos photo de l’automne : affiche de Paris Photo, au Grand Palais.
Expos photo de l’automne : affiche de Paris Photo, au Grand Palais.

Paris Photo
Grand Palais
du 9 au 12 novembre.
www.parisphoto.com

 

4 – Avignon – Agnès b., le parcours du coeur
« Elle n’a honte de rien », admet Yvon Lambert, à propos d’Agnès b. Et le sémillant galeriste sait de quoi il parle : au fil des années, la styliste – qui fit l’école du Louvre et se rêvait conservatrice de musée – lui a acheté un nombre d’œuvres incalculable. Sa collection comporterait désormais 5 000 pièces, selon Eric Mézil, directeur de la Collection Lambert, qui n’a eu que l’embarras du choix pour en sélectionner 400. Simplement intitulée On aime l’art…!, l’exposition mêle photos, dessins, peintures, sculptures,vidéos, manuscrits… Aucune exclusivité chez Agnès b., mais des thématiques qui lui sont chères : l’Afrique, l’adolescence, l’engagement politique… Le parcours débute en Afrique, continent incarné par d’illustres pionniers comme Malick Sidibé et par des artistes méconnus, tel Amadou Sanogo, et se poursuit avec des portraits d’enfants et d’adolescents réalisés par Andy Warhol, par le cinéaste Gus Van Sant ou par Claire Tabouret. Réjouissant !

Expos  : l’affiche de « On aime l’art… ! Agnès b. » reprend une photo de Malick Sidibé.
Expos  : l’affiche de « On aime l’art… ! Agnès b. » reprend une photo de Malick Sidibé.

On aime l’art…! Agnès b.
Collection Lambert
jusqu’au 5 novembre
www.collectionlambert.fr

 

5 – Saint-André-du-Bois – Nobuyoshi Araki et Daido Moriyama

A 57 km de Bordeaux, le château Malromé, dernière demeure de Toulouse-Lautrec, rouvre ses portes avec une exposition consacrée à deux géants de la photographie japonaise : Nobuyoshi Araki et Daido Moriyama. D’un côté, le photographe connu pour ses clichés de femmes ligotées ; de l’autre, « le chien errant » qui shoote à la volée la noirceur urbaine, et, entre les deux, des motifs communs, comme l’autoportrait, la danse… et les femmes, une passion qu’ils partagent avec leur hôte qui se rendit célèbre en 1891 en immortalisant la Goulue.

Sans titre, Nobuyoshi Araki.
Sans titre, Nobuyoshi Araki. Courtesy of the artist & Galerie Kamel Mennour Paris

Nobuyoshi Araki / Daido Moriyama
château Malromé
jusqu’au 5 novembre
www.malrome.com

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