Avec son livre "Heureux comme un Danois", best-seller mondial, Malene Rydahl a exporté le modèle social du Danemark dans l’Hexagone, où la jeune femme réside depuis plus de vingt ans. En septembre, Flammarion a publié son nouvel ouvrage : "Le Bonheur sans illusions". La plus française des Danoises nous dévoile ses meilleurs plans pour découvrir son pays.

Prise par le virus de l’écriture, Malene Rydahl publie un nouveau livre Le Bonheur sans illusions. Cette Danoise très francophile répond à nos questions.

“Le Bonheur sans illusions”, par Malene Rydhal, Editions Flammarion, 19 €.
“Le Bonheur sans illusions”, par Malene Rydhal, Editions Flammarion, 19 €.

The Good Life : D’après vous, en quoi la Scandinavie est-elle aussi spéciale ?
Malene Rydahl : C’est un endroit où la vie est simple. Les gens sont très proches de la nature et vivent sereinement. J’y ressens plus de paix qu’ailleurs, on y aborde les gens avec confiance. Quand j’arrive à Copenhague, bien qu’il s’agisse d’une capitale, j’ai l’impression de renouer avec la nature. Et puis il y a la lumière nordique si particulière, surtout en été.

The Good Life : Dans votre premier livre, vous expliquiez l’art de vivre à la danoise. Les touristes s’adaptent-ils facilement à ce mode de vie ?
Malene Rydahl : L
es plus latins trouveront sans doute un peu rigide de devoir traverser la rue quand le feu est vert ou de faire sagement la queue partout, mais pour nous, il s’agit d’un contrat social. Ils sont aussi étonnés par notre côté direct, parfois sans filtre. Il existe très peu de formules de politesse en danois. Par exemple, le mot s’il vous plaît n’existe pas !

The Good Life : Quel est le premier endroit qui vous vient en tête ?
Malene Rydahl : C’est forcément la mer.  Au Danemark, on n’est nulle part à plus de 30 minutes de la mer. Alors je dirais le Mindeparken, un parc imaginé en mémoire de la Seconde Guerre mondiale situé dans ma ville natale, Aarhus. La vue sur la mer y est magnifique.

The Good Life : Retournez-vous souvent au Danemark ?
Malene Rydahl : Très souvent, oui ; j’y vais tous les deux mois. Souvent je séjourne en famille, bien sûr, mais si je dois dormir à l’hôtel, je vais dans un Guldsmeden. Il s’agit d’une chaîne d’hôtels qui incarne parfaitement la culture scandinave, avec une alimentation bio et des valeurs écologiques.

Chambre de l’hôtel Babette, qui fait partie des adresses des Guldsmeden Hotels, à Copenhague.
Chambre de l’hôtel Babette, qui fait partie des adresses des Guldsmeden Hotels, à Copenhague. Guldsmeden Hotels

T.G.L. : Un restaurant danois où vous aimez vous rendre ?
M.R. : Il y a le Skovmollen, un restaurant au milieu de la forêt, près d’Aarhus, où j’allais souvent quand j’étais petite. A Copenhague, j’aime l’Amass, un restaurant 100% bio situé dans un ancien garage, avec une philosophie consistant à ne rien gâcher. Tout y est réutilisé jusqu’au moindre grain de café. Et puis, évidemment, je vais au 42RAW, le restaurant végétalien de mon frère auquel je suis associée. Je ne suis pas végétalienne moi- même, mais j’aime faire ce cadeau à mon corps de temps en temps.

Le restaurant 42RAW, à Copenhague, Malene Rydahl en est l’associée avec son frère.
Le restaurant 42RAW, à Copenhague, Malene Rydahl en est l’associée avec son frère. 42RAW

TGL : Un bar où boire un verre entre amis ?  
M.R. : J’aime aller au Ved Stranden 10, dont le nom est aussi l’adresse. C’est un bar à vins situé au bord des canaux, en face de Borgen. L’ambiance y est très simple et décontractée dans un décor 100% design danois.

TGL : Un plat de votre enfance que vous ne dégustez que là-bas?
M.R. : Les flodebolle, une sucrerie faite d’une coque en chocolat et pâte d’amande avec une mousse crémeuse à l’intérieur. Au départ, c’était industriel. On nous en offrait une boîte à nos anniversaires quand on était enfant. Aujourd’hui, les meilleurs pâtissiers du pays, comme Summerbird, en font une version plus raffinée et élaborée.

TGL : Une activité culturelle à faire absolument ?
M.R. : rien ne vaut une balade à pied pour découvrir une ville. C’est particulièrement vrai à Copenhague, dont le centre historique se traverse en seulement une demi-heure. Je conseille aussi d’utiliser un GoBoat, ces bateaux à énergie solaire qu’on peut conduire soi-même pour circuler à travers les canaux. Et puis il faut visiter le musée d’art moderne Louisiana : c’est un endroit exceptionnel tant par la qualité de ses expositions que par l’architecture des lieux ou des jardins qui l’entourent.

La gallerie Giacometti au Louisiana Museum of Modern Art, à Copenhague, un endroit exceptionnel selon Malene Rydhal.
La gallerie Giacometti au Louisiana Museum of Modern Art, à Copenhague, un endroit exceptionnel selon Malene Rydhal. Louisiana Museum of Modern Art

TGL : Un objet qu’on ne trouve qu’au Danemark ?
M.R. : Le Danemark a la plus grosse consommation de bougies par habitant, alors je dirais un lyseslukker, un éteignoir à bougie.

TGL : Un hôtel à conseiller dans un autre pays scandinave ?
M.R. : L’hôtel Skansen, à Bastad, en Suède. C’est un très bel établissement situé au bord de la mer, avec un adorable sauna installé au bout d’un ponton.

TGL : A quelle saison faut-il découvrir la Scandinavie ?
M.R. : L’été, pour la lumière exceptionnelle et pour profiter de la vie en extérieur. J’aime aussi le côté chaleureux de l’hiver, avec les bougies, les fêtes et les traditions. Passer Noël là-bas est une expérience incroyable.

TGL : Outre le Danemark, quels sont les pays qui ont compté pour vous ?
M.R. : La France est mon deuxième pays. Dès 13 ans, j’avais annoncé que j’y vivrais un jour, ce que j’ai fait à 18 ans. Plus tard, comme directrice de la communication du groupe Hyatt pendant neuf ans, j’ai eu la chance de faire le tour du monde. J’ai surtout aimé l’Asie, en particulier le Japon. Et j’ai toujours adoré l’Italie, surtout les Pouilles, où j’ai écrit mon livre.

 

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