Autour de son cultissime short de bain, Vilebrequin multiplie les collaborations estivales et lance une collection lifestyle de plage aussi glamour que Saint‑Tropez dans les années 70.


Vilebrequin, un polo sans boutons

Le prêt-à-porter a été également retravaillé. Quand il sort de l’eau et qu’il boit un verre au bord de la piscine de la Messardière (ou à la terrasse d’un resort de Sanya, station balnéaire chinoise à partir de laquelle la marque part à la conquête de la Chine…), l’homme Vilebrequin enfile, pour accompagner son maillot, une chemise en lin légère comme une plume ou un polo en éponge ou en piqué de coton. Sans boutons, décliné dans une large gamme de couleurs, ce dernier est pensé pour devenir aussi emblématique que le maillot. Les ventes des polos ont augmenté de 50 % en 2016 et devraient faire le même bond en avant cette année. Si l’iconique boxer a inspiré les premiers modèles féminins en 2014, la femme Vilebrequin s’émancipe. « Elle a trouvé son identité propre tout en étant totalement identitaire, puisqu’elle reflète elle aussi cette culture tropézienne qui nous est chère », commente Roland Herlory. Mais s’il fallait lui trouver une icône, celle-ci serait sans doute plus proche de Romy Schneider dans La ­Piscine, le film de Jacques Deray, que de Brigitte Bardot ou de Jane Birkin. Elle exprime une sensualité teintée d’élégance, affiche une beauté aussi épanouie que naturelle. Si elle a découvert Vilebrequin en shoppant pour son homme, elle n’a plus besoin de passer la porte des boutiques classiques du réseau de la marque, elle a désormais ses propres points de vente, des concepts à l’esprit yachting qui lui sont totalement dédiés, comme ceux de la rue Guichard, à Paris, et de la rue du ­Commandant-André, à Cannes. Autour de ce couple, Vilebrequin ancre tout un lifestyle de plage, avec une ligne de sacs Bagsu, en toile de coton, pliables, à anses réglables, dessinées par le designer d’it‑bags japonais Yazu Michino, et une collection de 24 paires de lunettes de soleil, dont les verres sont certifiés Zeiss, aux formes inspirées de l’aviation ou des courses automobiles.

Sac de plage «Yazu», dessiné par Yazu Michino.
Sac de plage «Yazu», dessiné par Yazu Michino. DR

« Cette diversification est un relais de croissance important. Nous pouvons traduire notre univers dans tout un style de vie à la plage et nous allons le faire. En prenant notre temps. Il faut de six à quinze ans pour installer de nouveaux métiers. Une diversification trop brutale peut vous faire perdre votre âme. Elle doit se faire naturellement. Je suis un partisan de la lenteur… » Ce qui semble réussir à Vilebrequin. « En cinq ans, nos ventes ont doublé ; elles doubleront encore dans les cinq années à venir. Aujourd’hui, en valeur, l’Europe est le contributeur le plus important à notre chiffre d’affaires. Je crois au potentiel de l’Europe. Nous y ouvrons régulièrement de nouveaux points de vente. Nous sommes culturellement en phase avec les nouveaux urbains. » Lesquels, forcément, ne peuvent qu’être sensibles au slow beach clubbing à la Vilebrequin…

Les «collabs» de l’été 2017

Sucré-salé : si elle ne l’a pas inventée, Brigitte Bardot lui a donné son nom et a fait sa célébrité. Entre La Tarte tropézienne et Vilebrequin s’est tissée une petite collection capsule légère, gourmande et fun, comme un jeu d’été entre copains. Le logo du pâtissier devient un motif qui s’imprime sur le maillot (en deux tailles : père et fils) et qui se retrouve à l’identique sur la boîte à gâteau et son bag. Quant à la tarte,
elle se métamorphose en forme de tortue, l’un des symboles de Vilebrequin.

• Signé Karl : synergie de groupe oblige – ils partagent le même propriétaire –, Karl Lagerfeld signe, au nom de sa griffe, une capsule balnéaire pour Vilebrequin. Soit
8 modèles, des shorts féminins et masculins, un polo, une tunique, un bikini, une serviette de plage et une pochette. La ligne est très graphique, déclinée dans un bleu électrique souligné de noir et de blanc. Le profil de Karl Lagerfeld fait office de signature. Ces pièces sont commercialisées dans les réseaux Karl Lagerfeld et Vilebrequin, ainsi que sur leur site d’e-commerce respectif.

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