Le vélo électrique fait sa place dans les rues de nos villes depuis quelques années et O2Feel, entreprise lilloise fondée en 2010, a su surfer sur la vague et connaît une croissance exponentielle.

Grégoire Brunet et Jean Bataille, les deux trentenaires à la tête d’ O2Feel se sont connus sur les bancs de l’ICAM, école d’ingénieur parisienne. Passionnés de cyclisme et écolos, ils décident, après un voyage en Asie où ils découvrent la folie du vélo électrique, de se lancer en 2010.

Ils créent alors O2Feel dans un pays qui malgré son amour immodéré pour la petite reine, n’a pas encore cédé aux sirènes du motorisé. Bien vu, depuis, les achats de bicyclettes électriques augmentent de 20 % chaque année en France. Et ça se ressent sur les ventes d’O2Feel, comme nous le confirme Jean Bataille : « La première année, nous avons vendu 130 vélos. En 2016, 7000. Pour cette année, on vise les 11 000 ventes. »

Modèle Swan, à partir de 2399 €.
Modèle Swan, à partir de 2399 €. DR

Des chiffres ambitieux, mais raisonnables. Après sept ans d’existence, l’atelier lillois qui emploie 16 ingénieurs et designers, travaille déjà avec 300 distributeurs en France et en Belgique, parfois même au Canada, en Grèce et en Suisse de façon ponctuelle. Une installation plus durable à l’étranger ? « Notre marché franco-belge évolue très vite, on se concentre sur nos clients, il faut éviter de se disperser. » L’herbe n’est pas toujours plus verte ailleurs.

Technique et design, la recette gagnante d’ O2Feel

O2Feel se décline en trois grands axes, des vélos citadins, des bicyclettes pliantes (récompensées au salon du cycle), et depuis un mois, des VTT qui permettent à la marque d’étendre un peu plus son influence sur le marché de la pédale électrique. Chaque fois, un design inspiré des engins californiens, vintage pour ceux de ville et brut de décoffrage pour le trail.

Modèle pliant Peps, à partir de 1399 €.
Modèle pliant Peps, à partir de 1399 €. DR

Le design est simple, et la technologie efficace. Outre les partenariats avec Shimano pour les dérailleurs et Samsung pour les batteries, O2Feel a également breveté un écran LCD amovible, qui sert de clé pour le démarrage du moteur. Sans lui, il redevient un vélo classique, moins intéressant pour les voleurs, forcément.

Un nouveau modèle pour le littoral

Le dernier numéro de The Good Life fait s’affronter (gentiment) les côtes atlantique et méditerranéenne. O2Feel les met d’accord. Avec son dernier modèle, Pop, l’entreprise rend hommage aux littoraux du pays.

Dernier modèle de la famille, le Pop, à partir de 1799 €.
Dernier modèle de la famille, le Pop, à partir de 1799 €. DR

Deux couleurs, bleu-vert et argent, des finitions en cuir, des pneus ballons et des emplacements pour les sacoches. Ces nouvelles bicyclettes « répondent à une forte demande des distributeurs, les clients veulent des modèles vintage, agréables, qui sentent les vacances » selon Jean Bataille.

Encore un succès ? Sans aucun doute. En attendant, chez The Good Life on valide !

O2Feel en chiffres

  • Année de création : 2010.
  • Nombre de points de vente : 300.
  • Nombre de salariés : 16.
  • Chiffre d’affaires 2016 : 6,4 millions d’euros.

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