Les beaux livres ne servent pas qu’à décorer les tables basses. 6 passionnants ouvrages sélectionnés pour vous par The Good Life le prouvent avec brio.

  • Intensité… sexuelle

    Il aurait eu 30 ans cette année. Ren Hang s’est suicidé fin février. Taschen sort ce printemps la première anthologie mondiale du photographe, originaire de Pékin. « J’aime représenter chaque organe d’une façon nouvelle, vivante et émotionnelle », affirmait-il. Avec éclat et sans détour, Hang photographiait ses amis, ses fans ou ses modèles dénudés, parfois en érection, dans des compositions aux corps enchevêtrés, dans des situations plus que suggestives, le tout sans jamais perdre la dimension résolument esthétisante de son propos. Un travail qui dérange, qui séduit, qui agace, qui trouble ; une sensibilité à découvrir d’urgence, si ce n’est déjà fait !
    Ren Hang, édité par Dian Hanson, Taschen, 312 p., 40 €.

« Ren Hang », édité par Dian Hanson, Taschen, 312 pages.
« Ren Hang », édité par Dian Hanson, Taschen, 312 pages. DR

 

  • Paysages et culture urbains

    Les éditions Be-pôles continuent leurs explorations urbaines à travers l’œil d’un photographe – mais pas seulement, le créateur de mode Felipe Oliveira Baptista s’étant prêté au jeu à Lisbonne. Après les villes ou mégapoles les plus attendues, les plus connues, voici ce que certains considèrent encore comme des villes secondaires, d’autres comme les villes de demain, voici des échappées plus éthérées. Jérôme Galland pose un regard amoureux sur les îles Lofoten, tandis que Guillaume Bonn propose un regard presque brutal sur Addis-Abeba…
    Portraits de villes, A i Lofoten et Addis-Ababa, Jérôme Galland et Guillaume Bonn, Be-pôles, 20 €.

    « Portraits de villes, A i Lofoten et Addis-Ababa », de Jérôme Galland et Guillaume Bonn, Be-pôles.
    « Portraits de villes, A i Lofoten et Addis-Ababa », de Jérôme Galland et Guillaume Bonn, Be-pôles. DR

     

  • Sur les traces de Duras

    Son périple l’a menée de Saïgon à Sadec, des rives du Mékong aux rizières du sud de la Cochinchine. Elle a suivi, presque pas à pas, ceux de Marguerite Duras, enfant, puis adolescente. Flore, photographe franco-espagnole s’est, dirait-on, laissée bercer, embobiner même, par son sujet. Et ça donne des images, au format carré, en noir et blanc souvent, aux teintes sépia, de couleurs passées, parfois, toutes emplies d’une sorte de nostalgie bienheureuse et bienveillante. Chaque photo est accompagnée d’un extrait issu de l’œuvre de Duras ; comme si l’écrivaine nous avait envoyé une carte postale posthume et désenchantée.
    Lointains souvenirs – Écrits de Marguerite Duras, Flore, éditions Contrejour, 64 p., 35 €.

    « Lointains souvenirs – Écrits de Marguerite Duras », de Flore, éditions Contrejour, 64 pages.
    « Lointains souvenirs – Écrits de Marguerite Duras », de Flore, éditions Contrejour, 64 pages. DR

     

  • Visionnaire

    Beaucoup l’ont oublié, certains ne connaissent en réalité même pas son nom. Il est pourtant l’un des designers les plus visionnaires du XXesiècle. Philippe Starck lui-même écrit dans la préface : « Si j’ai eu un maître, c’est lui. » Transparence et légèreté, ces deux mots pourraient à eux seuls résumer son travail. Les pieds sur terre et la tête dans les nuages, véritable électron libre, Quasar Khanh s’est inscrit dans la lignée des Gropius, Aalto, Loewy ou Prouvé, et a imaginé le premier mobilier gonflable, Aerospace Collection, une voiture urbaine, Le Cube, et même un vélo en bambou, la Bambooclette. Véritable touche-à-tout, il a dessiné des robes (il était marié avec Emmanuelle Khanh), esquissé des projets d’avions, de soucoupes volantes, d’aéroglisseur, de bateaux et même la ville de demain, car il était ingénieur des Ponts et Chaussées…
    Quasar Khanh, designer visionnaire, Fabrice Peltier, Albin Michel, 240 p., 49 €.

    « Quasar Khanh, designer visionnaire », de Fabrice Peltier, Albin Michel, 240 pages.
    « Quasar Khanh, designer visionnaire », de Fabrice Peltier, Albin Michel, 240 pages. DR

     

  • Iconiquement vôtre

    Elle a mis le monde à ses pieds. Dès le Salon international de l’automobile de Genève de 1961, où elle a été présentée. Avec ses courbes sensuelles et ses performances qui battaient, à l’époque, tous les records, la Jaguar Type E a dépassé tous les espoirs et tous les pronostics de ses créateurs. Et aura déclenché bien des passions. C’est sans doute le cas de l’auteur, Michel Tona, qui revient ici sur l’incroyable saga de la voiture la plus féline de l’histoire…
    Jaguar Type E, Michel Tona, ETAI, 176 p., 49 €.

    « Jaguar Type E », de Michel Tona, ETAI, 176 pages.
    « Jaguar Type E », de Michel Tona, ETAI, 176 pages. DR

     

  • MusicartQu’ont en commun Ai Weiwei, Jeff Koons, Gerhard Richter, Ed Ruscha, Takashi Murakami ou Keith Haring ? Ils ont tous dessiné des pochettes de disques… A l’heure de la dématérialisation de la musique, revoir ces collaborations frisant parfois la perfection (Andy Warhol et le Velvet Underground, Banksy et Blur) nous replonge dans l’histoire d’une culture féconde. Une anthologie émouvante qui révèle ce support comme expression artistique.
    Art Record Covers, Francesco Spampinato, Taschen, 448 p., 50 €.

    « Art Record Covers », de Francesco Spampinato, Taschen, 448 pages.
    « Art Record Covers », de Francesco Spampinato, Taschen, 448 pages. DR

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