L'application de partage de vélos Ofo a levé 450 millions de dollars début mars, portant son total d'investissements extérieurs à près d'un milliard depuis sa création en 2014. Première licorne d'un marché bouillonnant, la start-up chinoise voit grand.

La nouvelle a secoué les médias chinois au début du mois de mars dernier. Ofo, une start-up pékinoise de partage de vélos a levé 450 millions de dollars de plusieurs fonds d’investissements et entreprises extérieures qui se sont bousculées pour participer au round de négociations. Avec cette injection de liquidités, le total des fonds reçus par Ofo monte à un milliard de dollars, en faisant la première « licorne » de l’histoire du vélo-partage. Rien d’étonnant au regard des chiffres qui entourent la boîte de Dai Wei et Xue Dong, à peine plus de 25 ans.

Dans les embouteillages de Pékin.
Dans les embouteillages de Pékin. Ofo

Pourtant, l’idée était ambitieuse, car contrairement à un Vélib parisien que l’on prend et rend à une borne, le vélo Ofo peut être laissé et récupéré n’importe où, non sans quelques vols et dégradations. Prix du service ? Un yuan de l’heure (13 centimes d’euros) ! Dans un pays où les embouteillages, la pollution et les déplacement logement-travail sont de vrais casse-têtes pour les citadins, la demande était forte. Très forte. Une technique commerciale agressive et Uber comme modèle, la future licorne se lançait alors en 2014 à Pékin pour un succès immédiat.

Chiffres astronomiques et envies d’ailleurs pour Ofo

Sur son site internet, la jeune entreprise affirme qu’elle a mis en circulation un million de vélos à travers 34 villes en Chine pour 100 millions de courses au total. Depuis le début de l’année, elle revendique deux millions de transactions par jour. Trop facile pour un pays milliardaire en habitants ? Pas tant que ça, Ofo n’est que la neuvième société à dépasser le million d’opérations quotidiennes. Mais la concurrence est féroce. Nombreux sont les vélos fluo à se battre dans ce nouveau filon, allant parfois jusqu’à vendre à perte pour exister, entrainant les autres dans un cercle vicieux aux jantes voilées.

En début d’année le concurrent le plus ancien, Mobike raflait la mise avec une levée de fonds de 300 millions de dollars. D’autres, Bluegogo et Forever, ont aussi pointé le bout de leur nez en 2016. Un marché qui sature, alors avec ses nouveaux capitaux, Ofo s’exporte à Singapour, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, depuis février dernier. La mère patrie d’Uber a donc accueilli ses enfants chinois, avant peut-être que le Vélib ne voit débarquer un concurrent jaune sur son territoire parisien…

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