Après l'Asie et le Brésil, le musée d'Art contemporain de Lyon embarque les visiteurs jusqu'au 9 juillet 2017 en Californie. Poursuivant en France sa quête d'artistes inconnus dans le monde, le MAC ouvre ses portes à 34 créateurs et 84 écrivains, tous installés dans la Cité des anges.

Si Los Angeles, la mythique, inspire la célébrité et le glamour, c’est aux artistes qui n’ont pas leur étoile ancré sur le boulevard d’Hollywood que le MAC Lyon rend hommage jusqu’à début juillet. Trois commissaires (Thierry Raspail, Gunnar B. Kvaran et Nicolas Garait-Leavenworth) et trois conseillers internationaux (Hans Ulrich Obrist, Ali Subotnick et Alex Israel) ont sillonné pendant deux ans les highways de toute la ville à la rencontre de plus d’une centaine de peintres, écrivains et cinéastes. Un travail de longue haleine guidé par le désir d’exposer une perception éclectique de la métropole où les artistes bouillonnent d’une extrême créativité.

 

Récit visuel de l’American Dream à Lyon

Les œuvres littéraires et picturales exposées s’entremêlent mais ne se croisent jamais. Elles se repoussent, se font échos, se répondent toujours dans cette dynamique d’évoquer une ville parfois fictive, d’ombre et de lumière. Des œuvres qui racontent les enjeux politiques, historiques et ethniques visibles à l’échelle mondiale, tout en gardant un style typiquement californien.

 

«G Related», de Henry Taylor, 2004.
«G Related», de Henry Taylor, 2004. © Photo : Blaise Adilon

La silhouette de la ville de L.A. est retracée aussi bien par des artistes pionniers (Ed Ruscha, John Baldessari, Larry Bell et David Hockney), que par une nouvelle génération (Ryan Trecartin, Lizzie Fitch et Alex Israel).

« Don’t Call Me Babe », de Michele O’Marah, 2010.
« Don’t Call Me Babe », de Michele O’Marah, 2010. © Photo : Blaise Adilon

Los Angeles, machine à fiction 

Dans les années 30, la ville connaît un essor sans précédent échauffé par la création des Oscars et le développement des sociétés de productions de films. Tout autant splendide que mystérieuse, la ville s’est imposée au cours des dernières années comme une alternative à New-York et règne aujourd’hui sur le marché de l’audiovisuel de par ses grands noms du cinéma. A l’image de Kenneth Anger, auteur du cinéma expérimental américain, qui a largement influencé Martin Scorsese ou David Lynch.

« Inauguration of the Pleasure Dome », Kenneth Anger, 1954-1978.
« Inauguration of the Pleasure Dome », Kenneth Anger, 1954-1978. © Photo : Blaise Adilon

L’exposition est témoignage d’un univers protéiforme, habité par l’industrie du divertissement, les classes sociales et les questions de racisme. Une analyse réaliste qui s’oppose à l’image envoûtante d’une ville où tout semble à portée de main et réalisable.

Vue de l’exposition Los Angeles, une fiction au MAC Lyon. Œuvres de Samara Golden et Hannah Greely.
Vue de l’exposition Los Angeles, une fiction au MAC Lyon. Œuvres de Samara Golden et Hannah Greely. (Courtesy Craig & Lynn Jacobson)

Los Angeles, une fiction
MAC Lyon

Jusqu’au 9 juillet.
Cité Internationale, 81 Quai Charles de Gaulle, Lyon
Tél.  +33 (0)4 72 69 17 17
www.mac-lyon.com

 

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