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The Good Interviews

Rencontre avec les dirigeants de Darewin, agence de com nouvelle génération

Fondée en 2011 par Wale Gbadamosi Oyekanmi, Darewin surprend campagne après campagne, arrivant à faire parler de ses clients avec un budget restreint. Spécialisée dans le divertissement et le contenu, l'agence est à un moment charnière de son évolution, entre structuration nécessaire et ambitions internationales.

Dans des bureaux au cachet très parisien, au cœur du 4e arrondissement de Paris, Wale Gbadamosi Oyekanmi a installé sa quarantaine de salariés dont la moyenne d’âge ne dépasse pas les 28 ans. Sa boîte ? Darewin, une agence de communication spécialisée dans l’entertainment qui fait beaucoup parler d’elle, campagne après campagne, une vingtaine en 2016 ! Interview croisée de ce jeune patron (33 ans) et son nouveau directeur général adjoint Jérémie Bottiau (36 ans), débarqué en novembre dernier après une opération d’échange entre Darewin et Herezie, vénérable institution du monde de la publicité. Inédit et forcément intriguant.

The Good Life : Sur votre site internet, vous utilisez l’accroche « Who the hell is Darewin ? », et vous, comment la définissez-vous ?

Wale Gbadamosi Oyekanmi : Une agence qui a toujours le souci de la créativité derrière chaque campagne et des bureaux où la place est faite aux talents. Nouvelle génération, ambitieuse et aux envies internationales.

Jérémie Bottiau : J’ajouterais que c’est une entreprise dont le pouls bat au même rythme que celui de la société. Les gens qui la composent sont à l’image de leurs clients, ils consomment ce qu’ils proposent, c’est plus facile ensuite de savoir comment en parler.

Une collaboration fruit d'un échange inédit !

En novembre 2016, Jérémie Bottiau, alors chez Herezie, débarquait dans les bureaux de Darewin en qualité de directeur de création et directeur général adjoint. Il échangeait ainsi sa place avec Baptiste Clinet.  « C’était une évidence, une opération win-win se souvient Jérémie Bottiau, les quatre parties y ont trouvé leur compte. » Il est rejoint sur ce point par Wale Gbadamosi Oyekanmi : « Le profil de Baptiste était plus adapté à une grande structure alors que celui de Jérémie nous intéressait déjà depuis un certain temps ».

TGL : Qu’est-ce qui différencie Darewin d’autres agences de communication, en France et à l’international ?

W.G.O. : En France il n’y a pas d’agence aussi spécialisée dans le divertissement. A l’international elles sont nombreuses, parce que le segment le demande. Aujourd’hui, la sortie d’un film ou d’un jeu vidéo est souvent mondiale, idem pour les séries. 

J.B. : Tout à fait ! Ce qui nous différencie ce sont nos clients. Mais on s’ouvre, et on commence à développer des partenariats avec des marques qui font du produit ou du service, comme Babybel, en gardant notre identité, celle de producteurs de contenus. Pour les ressemblances, Marcel, dont je suis un ancien créa, a une façon très moderne elle aussi d’appréhender la communication.

TGL : Vos clients d’ailleurs, de Warner à Babybel, comment les choisissez-vous ?

W.G.O. : On est curieux ! Un client c’est une marque, mais aussi les équipes qui travaillent dessus, alors on part avec un a priori favorable et on teste ! Puis, on ne choisit pas vraiment nos clients, ce sont souvent des appels entrants, de marques qui savent comment on travaille et qui nous contactent parce qu’ils savent où ils veulent aller.

J.B. : Et si on devait démarcher des clients, on aurait la même grille de lecture. Est-ce qu’il est pertinent ? Est-ce qu’il a besoin de création de contenu ? Quelle est l’équipe ? On ne se fixe aucune limite tant que tous ces critères sont remplis… on vient de sortir une campagne avec Jacquie et Michel (not safe for work, ndlr) !

W.G.O. : Tout en travaillant avec l’Unesco ! (rires)

TGL : Des campagnes qui se multiplient… Quelle est celle qui a fait décoller Darewin ?

W.G.O. : Justement, je pense que c’est une accumulation d’opérations qui nous a fait connaître. On a commencé avec l’appli Bref, sur la mini-série culte de Canal +, puis on a enchaîné avec NT1 pour The Walking Dead et ainsi de suite, jusqu’à recevoir des prix internationaux et se faire un nom.

J.B. : Je citerais Narcos l’an dernier. Ça a fait beaucoup de bruit sur les réseaux sociaux, avec un budget média réduit pour notre client.  C’était un projet pertinent localement qui a permis à Darewin de se créer une image en France et entrer dans le radar de tout le monde.

TGL : Dans le radar de tout le monde jusqu’à Berlin où vous avez ouvert un bureau en 2015… Quelle est la prochaine étape ?

W.G.O. : C’est compliqué de devenir l’une des meilleures agences du monde sans avoir un pied aux Etats-Unis… Installer des bureaux là-bas d’ici 12 à 18 mois constitue un objectif prioritaire. Le temps qu’il faut pour structurer les équipes en Europe.

J.B. : Mais Paris doit rester la place forte de Darewin ! Nous sommes dans une période charnière, après une croissance exponentielle, il est important de se stabiliser avant de redécoller en franchissant l’étape américaine.

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