Des voitures volantes à la demande d’ici 2030 ? C’est le nouveau pari d’Uber pour désengorger les grandes métropoles internationales. Dans un livre blanc de 98 pages, le géant du VTC américain présente ses arguments en faveur d’un futur où le point A et le point B n’auront jamais été aussi proches.

Six minutes pour relier New Dehli et sa banlieue, quinze pour un trajet San Francisco – San José, c’est le temps que pourraient prendre ces trajets s’ils étaient réalisés à bord de voitures volantes ! Dans un récent rapport, intitulé « vers un transport aérien à la demande sur le court terme », la compagnie Uber détaille les raisons pour lesquelles ce nouveau type de véhicules devrait parvenir à s’imposer dans la décennie à venir.

Uber a déjà une idée très précise de l’évolution des coûts de trajet. Surprise, sur le long terme, la voiture volante sera moins chère à commander que la voiture classique, pour un même trajet !
Uber a déjà une idée très précise de l’évolution des coûts de trajet. Surprise, sur le long terme, la voiture volante sera moins chère à commander que la voiture classique, pour un même trajet ! Uber

Si on ne peut plus rouler, pourquoi ne pas voler ?

Si les premiers prototypes de voitures volantes – un hybride d’automobile classique et d’hélicoptère – existent déjà (voir encadré), ce livre blanc est l’occasion pour le pionnier du VTC de faire état de tous les obstacles à la mise en place d’un tel projet.

Parmi eux, on note la législation, l’autonomie des batteries, la sécurité … L’objectif d’un tel document ? Démontrer aux acteurs concernés (autorités de régulation de l’aviation, urbanistes, ingénieurs…) qu’un travail commun rendrait possible la mise en circulation de véhicules volants … au bénéfice de tous !  

Ambitieux projet ou simple « coup de com » ?

Pour Michaël Oualid, fondateur de Free Car project, qui ambitionne de développer la première voiture gratuite, rien n’exclut la possibilité de voir des voitures volantes envahir le ciel des grandes métropoles dans la décennie à venir. Il tient cependant à tempérer la frénésie autour du mini-aérien : « il y a d’autres solutions pour éviter les embouteillages, comme le covoiturage ou le télétravail, utiliser une voiture volante, c’est contourner le problème ». Une alternative coûteuse et accessoire selon lui.

Il ajoute que, selon lui, ce livre blanc d’Uber serait avant tout un coup marketing de la part du géant californien. Et ça marche ! De The Economist à Wired, en passant par Bloomberg, tout le monde a relayé le fameux document… Coup de pub ou vraie ambition ? Réponse avant 2030.

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